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    September 02

    M: S-4, séance VMA

    A force de m'entendre répéter par certaines personnes ( qui se reconnaîtront Clin d'oeil) que je dois suivre de vrais plans et inclure des séances de vitesse, je m'y suis mise, ils ont su me convaincre.
    Séance VMA
    10' à 70%
    2x4x1'30 à 95% avec 1' de récup entre chaque et 3' entre deux séries
    5' Récup
    10' étirements
    5' Echauffement
    2x8' à 80% avec 2' de récup
    15' retour au calme
    Et ben, c'était dur de se remettre dans un truc structuré ... Déjà courir à 70% sur du plat, ça me gonfle. J'avais l'impression de me freiner, de pas avancer, de me faire doubler par tout le monde sur les quais mais en réalité, ça m'a bien échauffé et surtout donné envie de courir plus vite ce dont j'avais bien besoin pour mes séries Rire)
        Arrivée au parc, il est temps de commencer à accélérer. Certaines coureurs se demandent pourquoi je les double vite et puis tout à coup, je freine et trottine tranquillement Confus) Première fois que je fais par série de 1'30 au lieu de 30" mais cela me parait plus intéressant pour le marathon. C'était dur. Ca faisait longtemps que j'avais pas ressenti ça, la chaleur qui monte, les joues qui brûlent, un bon essoufflement. Petite récup et je repars pour la deuxième série. J'avale le premier tour du parc en 19', une grande première pour moiSourire. Les étirements font du bien et je repars pour un tour où  je suis bien. Je trouve mon rythme sur les huit minutes. Deuxième tour bouclé et je repars pour les quais et là, grosse bouffée de bonheur. Il fait bon, une légère brise souffle juste assez pour me rafraîchir et surtout j'ai tenu mes séries. Tout j'ai l'impression de courir vite (ce qui n'est pas du tout le cas Tire la langue) mais je profite de ce moment de bonheur fugace. C'est dingue l'effet que ça peut faire de courir, c'est étrange mais qu'est ce que ça fait du bien...

    C'est la rentrée, I am back on the track

    Et voilà, enfin rentrée de vacances avec des souvenirs plein la tête ( la Corse, le off de Bardonecchia, l'Oriente, mon premier podium, l'UTMB) et il est temps de s'y remettre sérieusement d'autant que deux objectifs majeurs se préparent.
    Le premier, mon cadeau d'anniversaire,  le marathon de Genève le 28 septembre: objectif: 3h59 ( si j'y arrive, je franchis la ligne d'arrivée en saut périlleux Rire)
    Deuxième objectif: la Saintélyon en solo: 69km, véritable défi personnel
    Et entre les deux, en préparation, le off de Khanardo, le trail urbain de Lyon
    Autant dire que les mois à venir vont être chargés mais la motivation est là et ce marathon, je vais le passer en moins de 4h15 et la Saintélyon, je vais mettre toutes mes chances de mon côté pour la boucler alors c'est parti...
    June 09

    Départ dans les montagnes

    Je fais comme nos amis les footballeurs, je pars en Suisse pour m'entraîner. Tire la langue Plus sérieusement, j'ai un poste à Divonne les Bains à 100 m du poste frontière. Avec un magnifique emploi du temps qui fait que je ne travaille que le matin, je vais mettre à profit mes après midis pour aller crapahuter dans la montagne, courir, faire du vtt, du tir à l'arc, peut être me mettre au golf qui est en face de chez moi ou faire de la voile ou tout simplement bronzer près du lac Léman. J'habite à 200m. Et surtout tous les matins, depuis ma terrasse, je vais observer le géant, le mont blanc que j'ai en face de moi et qui serait mon point de mire fin juin, mon compagnon de route fin août et cela va commencer dès mercredi avec l'ascension d'un  col avec un nouveau collègue de course que j'ai découvert sur place et qui va me faire découvrir son parcours de 20km et 1300+. De quoi se mettre en jambe avant Faverges...

    Dimanche 8 juin: sortie longue vallonnée

    Temps: 1h40
    Distance: 18km
    Dénivelé: 400+
    Kcal : 900
    Puls: 154/min

    Sortie longue sur les mêmes chemins que ceux empruntés la veille en VTT. Le parcours est sympa et surtout, après avoir attendu que les averses s'arrêtent, on fait tout le parcours sous le soleil. Les jambes sont bien là et résistent à la fatigue de la veille. La garrigue est superbe en cette saison: en haut des cols, on a une magnifique vue sur la chaine des montagnes bleues les Cévennes. La garrigue est très verte et parsemée de jolies fleurs. On croise l'enclos de taureaux de combat mais c'est un bon moyen de faire du fractionné Tire la langue Bref, on monte, on descend, ça sent le thym, le romarin. Et surtout à l'arrivée, nous sommes récompensés de nos efforts par un bain de pieds sous une cascade créée par le ruissellement, ça fait un bien fou.

    Samedi 7 juin: sortie VTT dans la garrigue

    Ce week-end, direction le Sud à la recherche d'un peu de soleil, car disons le franchement, j'en ai un peu marre de la pluie qui ne s'arrête jamais. Cette après-midi, petite sortie VTT de 3h sur les DFCI de la garrigue avec de temps en temps une pause fractionné en côte: on pose le VTT et on s'enchaîne la côte cinq fois. Ben, quand on remonte sur le vélo et qu'on réattaque une nouvelle montée, on sent bien les cuisses qui brûlent. Voici quelques photos pour illustrer cette balade qui m'a tellement fatiguée que je me suis endormie à 21h30.

    Jeudi 5 juin: sortie dénivelé

    Contenu: séance endurance en dénivelé
    Distance: 20 km
    Temps: 2h05
    Dénivelé: 800+
    Kcal: 1100
    Puls: 164/min

    C'est parti pour la traditionnelle sortie du jeudi soir avec Denis et Bibiche. Bien que peu motivée par le déluge qui se déverse dehors, les deux zigotos me convainquent que je ne suis pas en sucre et me font sortir de ma tannière malgré la pluie qui ne cessera pas de toute la sortie. On part donc pour notre tour traditionnel avec une petite exception à la routine de jeudi soir: en arrivant en haut de Fourvières, nous admirons la statue de Marie descendue de sa tourelle pour cause de travaux: 8m de haut, entièrement couverte d'or et très bien mise en lumière, c'est magnifique. Mais pas le temps de s'attarder, il ne fait pas chaud quand on est mouillé. Le Gore-tex tiendra une heure trente. On fait nos quatre montées traditionnelles, je sens bien dans les jambes la séance de la veille mais on tchatche,, on tchatche et pour la première fois, je ne vois même pas passer la montée que je redoute le plus, celle de la Croix Rousse. Arrivés en haut de Caluire, les gens nous regardent comme des extra-terrestres. C'est vrai qu'on fait peine à voir avec les cheveux trempés, la sueur qui se mélange à la pluie, le short qui colle aux cuisses mais finalement, ça m'éclate de courir sous la pluie Tire la langue Il ne fait pas trop froid ce soir et surtout on ne croise personne. Le retour sur les quais se fera avec Denis sans que nous croisions âme qui vive. J'arrive chez moi trempée comme une soupe mais heureuse. J'ai l'impression d'être enfin passé dans le camp des coureurs, les vrais, ce que la pluie ne rebute pas et qui partent faire leur séance quelques soient les conditions météo. J'avoue, je suis assez fière de moi d'avoir tenu tout le tour alors que malgré les promesses de mes accompagnateurs, la pluie ne s'est jamais arrêtée et a même redoublée mais il paraît que l'eau de pluie c'est excellent pour les cheveux alors...
    Et le meilleur, c'est la douche chaude qui vient juste après...un pur moment de bonheur Rire
    June 05

    Mercredi 4 Juin: sortie VMA

    Bon, c'est pas tout ça mais après le Pic Saint Michel, sa montée vers les Limbes et sa descente en Enfer, il faut s'y remettre: objectif: Marathon du Mont-Blanc: S-4, Faverges-Odlo: S-2.
      Donc hier, normalement une séance de fractionné. Mais j'en ai un peu marre des séances prgrammées, j'ai envie de courir à la sensation, courir pour le plaisir et surtout ce soir, j'ai envie de me défouler, me fatiguer. Alors après une courte pause lundi et mardi, je n'ai plus de courbatures et on repart pour une séance qui a la sensation va devenir mixte.
    Contenu: 25'E+ 4x4' à 95% 4'R+ 10'E+10x30' en côtes+10' R
    Cardio: 165 moy,  197 max
    Kcal: 966
    Distance: 18km
    Temps: 1h40

    Une séance super sympa. Je commence par m'échauffer sur les quais en y allant tranquillement. Il fait bon, plus chaud que je ne pensais (j'avais opté pour les manches longues). Je continue en endurance jusqu'au Parc, j'hésite, seuil, fractionné, fractionné, seuil, entre les deux mon cœur balance. Incapable de me décider et plutôt en forme, je choisirai les deux. J'enchaine donc deux tours du parc avec la séance de fractionné de Séréna Williams, je me fais plaisir. Au bout de la 2e portion à 95%, j'ai trouvé mon rythme, ma position de course, je me sens libre, je m'éclate: ce qu'il y a de bien avec la course, c'est que le terrain, le parc dans lequel vous courez, il ne pose pas de questions, il se moque de savoir comment vous êtes habillée, coiffée, il ne juge pas, il ne vous donne pas de responsabilités, ne vous demande pas de rendre des comptes, l'important, c'est simplement que vous passiez le voir.
       J'enchaine deux autres portions à 95%, petit pause pour boire, petite discussion avec des coureurs et c'est reparti, direction la côte où je fais ma série de 10x30'. Première bonne surprise, à distance égale, je vais plus vite que la semaine dernière Réception Ca me donne des ailes. J'adore cette séquence, j'ai l'impression d'aller beaucoup plus vite en fractionné en côte que sur du plat, du coup je m'envole. J'en ferai bien quelques uns de plus mais il faut savoir rester raisonnable.
       Retour sur les quais en récup, il fait beau, j'ai chaud, je suis bien, fatiguée mais heureuse et surtout affamée Rire

      Autre nouvelle: nous avons gardé le mystère une petite semaine car les commentaires m'amusaient assez mais je vous le révèle en presque avant-première: ce qui était au Pic Saint Michel le savent déjà, j'accompagnerai Jérôme alias Jérôme_I_Debizej sur son premier utmb. Vous pourrez suivre la préparation sur son blog et le mien et une présentation à venir sur son blog dans le courant de la semaine prochaine. Ca va être génial, une super expérience forte en émotions et qui va me permettre de construire des souvenirs inoubliables. RireRireRire Grazie Mille Jerôme di permetterme da vivere questa magnifica esperienza.
    June 03

    Samedi 25 mai: Grand Raid 73: de l'autre côté de la barrière: journal de bord d'une bénévole

    Dimanche 4 mai: Nivolet Revard 

         Tout commence au Nivolet-Revard où je rencontre Paspeur et Mme Paspeur. Ils me parlent de leur bébé: le GR73. Ils cherchent ddes bénévoles. Avec mon entorse, je ne peux pas courir alors pourquoi ne pas mettre à profit cette période de repos pour faire bénévole? En plus, c'est quelque chose qui me trottait depuis longtemps dans la tête. Après tout, c'est grâce aux bénévoles que je peux faire mes trails tous les week-ends sans me préoccuper de rien. Alors ce serait la moindre des choses de passer de l'autre côté de la barrière au moins une fois de temps en temps. Je n'imaginais pas encore que ce serait aussi enrichissant et aussi puissant. Alors, c'est décidé. Avec Langevine, nous allons être bénévole sur cette course. Premier travail: faire connaître la course grâce aux nombreuses publicités que nous donnent Paspeur et Mme Paspeur.

    Deux semaines s'écoulent: 

        Pour moi, peu de travail comme bénévole. Mais, à travers ce récit, je tiens à rendre hommage au formidable et immense travail fourni par tous ses bénévoles qui nous permettent de vivre notre passion. Alors pendant que j'attends ce week-end avec impatience, d'autres s'activent comme autant de fourmis pour que tout soit prêt le jour J. Alors que l'on vit pour courir, eux vont vivre ces deux semaines avec comme seul but de nous rendre la course agréable avec le lot de pressions, d'angoisses, de soucis que cela comporte.

    Vendredi 23 Mai:

        Fin de la journée de travail, je quitte Lyon vers 18h direction Cruet. Je récupère le Castor à la gare de Chambéry et j'avoue que c'est littéralement un sauvetage de Castor au milieu du carrefour. La fine équipe se dirige vers Cruet quand j'aperçois une voiture orange dans mon rétroviseur. Ne serait-ce pas Debizej? Mais si, le timing est parfait. Nous rejoignons sur le parking de Cruet. Entrée dans la salle polyvalente de Cruet dans laquelle les bénévoles sont depuis ce matin et ont fait un travail monumental: toutes les tables ont été préparées, la distribution des dossards a commencé, la pasta party bat son plein. Pour une course de cette envergure, on mobilise plus de cent bénévoles aussi bien à l'organisation qu'à la distribution des dossards, à la cuisine, à la sécurité, au balisage, etc... La tâche semble immense et le sens de bénévole prend tout son sens. Benevole, étymologiquement signifie vouloir le bien et tous ces gens réunis ce soir veulent effectivement une seule et même chose: le bien de tous les coureurs. Paspeur nous accueille et nous explique notre programme très chargé:

             - 2h30 du matin: distribution des dossards jusqu'à 4h30

             -4h30: pointage des coureurs

             - 5h: allumage des torches et départ du GR73.

             - 5h30: petit déjeuner des bénévoles

             - 6h: distribution des dossards pour le petit savoyard

             - 8h: pointage des coureurs.

             - 8h30: départ du petit savoyard.

            - 9h: installation du ravitaillement dans un petit hameau agréable au doux nom de Montlambert. 

             - 21h: retour du ravitaillement

    Waou!!!La journée va être longue et je sens que je vais être encore plus fatiguée que si je courais. Je ne croyais pas si bien dire. 

         Paspeur nous distribue un joli T-Shirt de bénévole, nos tickets repas et nous rejoignons les autres à table. Nous partageons les spaghettis avec Langevine, Debizej, Le Castor, Petitjean, Mme Petitjean, Paspeur, Mme Paspeur. Nous faisons connaissance avec Celia: la fille dans la famille Paspeur. Nous discutons avec plein de gens, l'ambiance est très sympathique même si on sent la pression monter. Paspeur ne tient pas assis cinq minutes à la table.

        Paspeur nous montre ensuite notre chambre: une mezzanine au-dessus de la salle où nous déroulons nos matelas et sacs de couchage. Quelle bonne idée d'avoir prévu des sacs de couchage - 10°, il fait au moins 30° Alors que les filles, peu douillettes se préparent à dormir sur des matelas auto-gonflants de 5cm d'épaisseur, ces messieurs se sont préparés un vrai matelas gonflable 10cm d'épaisseur qui fait un bruit terrible dès qu'ils se retournent Tout le monde se couche mais cela ne signifie pas qu'on dort. Ca déconne sévère là-haut, ça papote, ça délire, ça rigole. Mais l'heure tourne et on ne dort toujours pas. Or, si Langevine, Debizej et moi-même sommes bénévoles, Petitjean et le Castor courent eux. Résultat: on commence à s'endormir vers une heure du matin. Le réveil sonne: deux heures du matin. 

    Samedi 25 mai: le grand jour

        Deux heures du matin: waou, vous êtes malade, c'est pas une heure pour réveiller une yayoun ça. La yayoun, elle est pas de bonne humeur quand elle a pas assez dormi Mais on n'a pas vraiment le temps d'avoir des états d'âme. Quand je pense que lorsque je dois me lever à 5h du matin pour faire une course, je trouve que c'est inhumain et bien maintenant je pense aux bénévoles qui eux n'ont pas dormi de la nuit. Juste le temps de se donner un visage à peu près humain, d'enfiler une tenue appelée à changer au gré de la journée en fonction du temps. Un petit déjeûner rapidement avalé, une grande tasse de thé et ça va déjà mieux. D'ailleurs, en passant, un grand merci à la jeune femme blonde qui dès deux heures du matin et jusqu'à 23h est restée debout derrière le comptoir pour assurer le service des boissons. Good job!!! Mais déjà, les premiers coureurs arrivent...

        2h 30- 4h30: 

      C'est parti pour la distribution des dossards.Les coureurs du GR 73 ont été prévoyants et sont venus en grande majorité retirer leurs dossards la veille au soir. Nous retrouvons Martinev et Badgone. Martinev et le Castor se préparent à partir pour le GR73. Je distribue les dossards aux kikoureurs ce qui me permet de faire connaissance avec certains surnoms aux visages jusqu'alors inconnus. On démarre tranquillement avant d'entrer dans le feu de l'action...

         4h30-5h: Pointage et départ:

       4h30: je rejoins le couloir des coureurs avec Langevine. Elle me donne le numéro de dossard et armée de ma frontale et d'un stylo, je pointe les coureurs pour savoir exactement qui prend le départ. Alors amis coureurs, un petit conseil: svp: accrochez votre dossard à un endroit où il est lisible: pas sous le sweat, pas sous le camel bag mais rendez le visible, les bénévoles apprécieront Les numéros s'égrènent, j'ai à peine le temps de regarder la tête de tous ces sportifs qui me passent devant mais le numéro 99 restera dans les annales

       Tous les coureurs sont dans le sas, y compris les retardataires qui n'ont pas compris que pour une course parte à l'heure, cela demande un travail de chacun. 

       Il est l'heure d'allumer les torches pour baliser les deux cent mètres suivant le départ: c'est très surnaturelle comme ambiance. Les coureurs forment une guirlande de frontales, les bénévoles une haie de torches, moment de communion entre les deux faces de la course. J'ai l'impression d'assister à un rassemble des chevaliers de la table ronde. La musique renforce cette ambiance médiévale. Mais revenons à l'époque moderne, il est temps de dégainer l'appareil photo pour immortaliser le départ. Moment émouvant avec un mélange de fierté chez les bénévoles que tout ce soit bien passé jusque là et une pointe de regret et de mélancolie pour la coureuse que je suis à voir ce peloton partir sans moi. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon tour de courir, j'accompagne.

        5h-8h: retrait des dossards

         A peine le temps d'avaler un deuxième petit déjeûner et de combattre un premier coup de barre que le coup de feu commence réellement. Les coureurs du Petit Savoyard arrivent pour retirer leurs dossards. Je croise Mamanpat, Graindesel, Jess 06 mais pastrop le temps de discuter, les coureurs attendent. Je débute alors une tâche très répétitive et commence à fonctionner comme un perroquet: numéro de dossard du coureur, vérification du nom, recherche de l'enveloppe, répétition d'un discours bien rôdé: "dans l'enveloppe vous trouvez votre dossard, votre ticket repas. Voici un petit sac avec un magasine sur la région et vous pouvez retirer votre tee-shirt sur votre gauche, rose pour les femmes, vert pour les hommes". Je ne sais pas combien de fois je vais répéter ces mots. En tous les cas, la même question revient de la part des coureurs: "vous n'auriez pas des épingles? " Heureusement, Mme Paspeur avait prévu un sac mais évitez d'oublier vos épingles, on ne peut plus en donner sur les courses. 

        La plupart des coureurs sont très sympathiques, concentrés sur leur course, agréable.

    Mais un petit carton rouge: Les participants d'une course représentent le microcosme de la société et comme dans la société, il y a des gens biens et puis il y a les autres. Alors petit rappel: les bénévoles travaillent sur une course gracieusement, en prenant sur le temps libre dans un souci d'altruisme. Ils sont effectivement là pour servir les coureurs mais ce ne sont pas des esclaves. Et certains coureurs seraient certainement plus polis s'ils demandaient leurs dossards à une machine. Les bénévoles sont des êtres humains, ni plus ni moins et pas plus que d'autres on ne peut s'octroyer le droit de se montrer désagréable. N'oublions que si on vient courir, c'est pour vivre notre passion, pour se faire plaisir alors évitons les tons péremptoires, colériques. Il est de plus en plus dur de trouver des bénévoles pour faire vivre une course, ne les faisons pas fuir au risque un jour de ne plus pouvoir courir. D'ailleurs, avis personnel, certains mériteraient qu'on leur retire leurs dossards et qu'on les interdise de course un certain temps mais ce n'est qu'une opinion personnelle. Que cela ne nous fasse pas oublier que la majorité des participants est courtoise, polie, bien élévée, aimable et passionnée. 

        Pointage: après avoir endossé le rôle de distributrice de dossards, je débute celui d'hôtesse de l'air ou d'hôtesse de trail. Placée à l'entrée du sas, je répète les numéros pairs à droite, les impairs à gauche. Et là, nombreux sont les regards interrogateurs: mon chiffre, il est pair ou impair? Aie, aie, aie le manque de sommeil et le stress sont dévastateurs

    Petit photo des kikoureurs et le départ va être donné: le jour s'est levé sur Cruet et nous découvrons les magnifiques montagnes qui nous entourent. Le paysage est splendide, nouveau pincement au coeur: je ne le décrouvrirai pas en courant cette fois-ci mais en réalité l'aventure va être extrêmement forte et émouvante. 

    9h-21H: ravitaillement à Montlambert: KM 66

         Préparation du ravitaillement: bon, c'est pas tout ça mais pas le temps de se reposer. Il est temps de monter au ravitaillement. On charge des litres de boissons, des kilos de victuailles. La montée est lente mais nous arrivons au poste. Nous découvrons là bas une super équipe de bénévoles adorable, sympathique, dynamique que nous allons apprendre à connaître durant cette journée. Pour toute cette équipe, pour tous ces bénévoles, pour tous ceux qui sont bénévoles sur les différentes courses, vous méritez une première place:  

       Quand nous arrivons, les tentes ont déjà été montées, les tables installées. La soupe se cuit sur le réchaud, le thé est prêt à être lancé. Il est temps de préparer toutes les victuailles. Sincèrement, à chaque fois que je suis servie à un ravitaillement sur une course, je n'ai jamais pensé qu'il y avait un tel boulot derrière: installer les verres, les remplir d'eau plate, gazeuse, coca, préparer les assiettes, les garnir de tucs, abricots secs, pruneaux, couper et préparer le chocolat, le saucisson, la tomme, les bananes, les oranges. La tâche est titanesque mais le ravitaillement pantagruélique. Les coureurs devraient apprécier. On prépare la musique: ça y est: on n'a plus qu'à attendre les coureurs.

        Petite pause: je profite d'une petite relâche pour aller explorer les environs. Je cours (et oui, on ne se refait pas) jusqu'à l'aire de parapente d'où je découvre une vue à couper le souffle sur la vallée. Waou, c'est magnifique, je domine les nuages, je fais face aux montagnes, je me sens toute petite (je sais, je ne suis déjà pas grande alors c'est dire, le paysage est grandiose et magique. Je redescends au ravitaillement, nous profitons de cette petite pause pour faire connaissance avec les membres de l'équipe. On parle du sport, de la vie. Nous ne connaissions pas et pourtant nous allons vivre des moments très forts. 

       Les coureurs du Petit Savoyard: le premier coureur est annoncé: on prépare la musique: we will rock you de Queen colle bien avec l'ambiance. Les bénévoles lui font une haie d'honneur et une petite chorégraphie en rythme. Les deux premiers passent comme des flèches sous nos applaudissements. Le troisième, entendant la musique en haut de la côte, effectue la descente tout en dansant avec nous, premier moment de convivialité et d'émotions. Puis les coureurs arrivent au compte goutte. Je photographie les premiers, annonce les numéros de dossards puis c'est parti pour les ravitos. On accueille les coureurs avec un verre d'eau plate, gazeuse, de coca. On discute, on partage, on les encourage. La course a vraiment l'air difficile et il faut gérer avec les premiers problèmes: coureurs qui vomissent, qui abandonnent, qui ont des crampes. Les kikoureurs arrivent, Petitjean et Badgone. Je déchausse Badgone pour lui enlever des cailloux de sa chaussure. Il ne peut plus se baisser à cause de crampes récurrentes. Mamanpat arrive derrière suivie ensuite par Graindesel et Jess06 et d'autres kikoureurs Eric74 mais je ne sais plus l'ordre avec précision. L'ambiance est bonne enfant, ça rigole, ça danse, la musique a l'air de bien rebooster: nous entendrons la musique de Rocky Eye of tiger une bonne centaine de fois dans la journée

         les coureurs du GR 73:

    Tandis que tous les coureurs du petit Savoyard ne sont pas encore arrivés, nous attendons l'arrivée imminente des premiers du GR 73. De longs moments d'attente se passent où on ne voit aucun coureur. Les coups de barre se font sentir. C'est pas tout ça mais on commence à avoir faim nous aussi. On grignote, on se ravitaille. Dans la journée, nous mangerons de manière complètement anarchique. Le premier arrive enfin, c'est impressionnant. Il déboule comme une flèche, ne s'arrête pas au ravitaillement et enchaîne directement sur la descente. Le 2e mettra  près de 40 minutes à rejoindre notre ravitaillement après le passage du premier. Grande chance pour nous, il ne pleut pas et il commence même à faire beau, le soleil perce. On change le pantalon pour le short, on passe au t-shirt et on profite d'une petite pause au soleil. Difficile à croire mais, alors que je ne cours pas, je commence à avoir mal aux jambes et aux pieds à force d'être debout et de piétiner. Les premiers s'égrènent lentement, s'arrêtent peu aux ravitaillements tandis que nous aidons en même temps les arrivées du Petit Savoyard.

         Le positionnement de ce ravitaillement est intéressant. Petit à petit, les coureurs du GR 73 arrivent. La fatigue commence à se lire sur leurs visages, ils ont besoin d'encouragements, d'écoute, d'aide, de repos et les échanges avec ces personnes que l'on connait pas sont très riches, touchants et émouvants. En tant que coureuses avec Langevine, nous avons une idée assez précise de ce que nous attendons d'un ravitaillement. L'équipe des bénévoles est formidable: les assiettes et les verres semblent sans fond mais pourtant, ce n'est pas l'oeuvre d'une force occulte mais celle de bénévoles géniaux qui travaillent dans l'ombre pour permettre aux coureurs de ne se soucier de rien.

        Ce serait trop long de décrire tout ce ravitaillement alors je vais décrire en vrac quelques moments forts: 

    - Arrivée de Martine: nous l'attendons depuis un moment, elle arrive, nous l'encourageons, préparons les ravitaillements. Très concentrée dans sa course, elle repart et se dirige vers la victoire.

    - Arrivée du Castor: au moment même où nous nous demandons comment le Castor tient la course avec une heure de sommeil, il surgit en haut de la descente à la 50e place. On discute, on rigole, on lui recharge son camel. On ne croirait pas qu'il a couru 66km et pourtant, il finira 52e.

    - Arrivée des derniers du Petit Savoyard: on leur met la musique, on leur fait une haie d'honneur et on les accueille sous un tonnerre d'applaudissements.

    - Arrivée d'un coureur fatigué: il rit, il pleure, il ne sait plus où il est. Il faut l'écouter, discuter avec lui, l'encourager et lui donner envie de repartir. C'est très fort. Je me rends compte qu'à ce niveau, les coureurs arrivent épuisés, sans défense, ils ne soucient plus de ce que l'on peut penser d'eux, ils s'offrent à nous sans fausse pudeur dans toute leur vérité, leur émotion et leurs souffrances et ça c'est très fort. Les mots me manquent pour décrire ce que j'ai pu ressentir à ce moment là.

    - Arrivée d'un coureur proche de l'abandon: je suis partie le chercher dans la montée à la demande d'un de ses copains et il m'annonce qu'il veut rendre son dossard. Je ne connais pas son nom, pas son numéro de dossard et pourtant je ne l'oublierai pas. Je lui demande, il n'est pas blessé. Il n'en peut plus. On a tous couru ce moment où on en a marre, où on veut arrêter et on sait tous qu'on retrouvera ensuite en nous des ressources insoupçonnées et que si l'on abandonne, on s'en voudra. Je lui explique qu'il lui reste huit kms, qu'il n'a pas le droit d'abandonner. Il est venu pour faire cette course, il ne peut pas arrêter. S'il le faut, je la finirais avec lui. Je lui dis aussi que la fois où un bénévole m'a dit ça, soyons honnête: j'ai eu envie de lui dire de la fermer (et oui, la fatigue, la souffrance peuvent rendre de mauvaise humeur), d'aller se faire voir et qu'il ne sait pas ce que ça signifie huit km quand on en a autant dans les jambes. J'explique à mon coureur à la dérive: premier sourire, c'est exactement ce qu'il pense. Je commence à le remotiver mais la bataille va être rude. Il s'asseoit, je lui remplis son camel, lui apporte une soupe. On discute, partage nos souvenirs de course, je le masse pour délasser un peu les jambes. Il commence à se détendre, à sourire. On va rester 20 minutes à discuter et à partager ce moment. Et puis finalement, ça y est, il décide de repartir à son rythme. Mes derniers mots pour lui seront: "surtout, faites vous plaisir et profitez".   Je le recroiserai à l'arrivée, au repas à 23h. Il vient me voir pour me remercier, il a réussi à finir la course et il est fier de lui. Ca me touche énormément et je trouve ça très émouvant.

    - Un autre coureur marquant: il s'agira d'une dernier coureur. Il va falloir lui appliquer le même traitement: de l'écoute, de la motivation, de la pompomthérapie. Je lui donne mon strap bleu pour son genou, il prend le temps d'avaler une soupe, il discute avec nous et finalement il repart à son rythme. Il passera la ligne d'arrivée au bout de 16h58 de course et montera sur le podium où on lui remettra un lot avec en prime une  bise de Karine et moi. D'ailleurs, je lance un appel ici, certains ont pris des photos de ce moment et j'aimerai beaucoup l'avoir si c'était possible. Merci. Ce coureur me remercie en me désignant comme la petite jeune fille au maillot bleu. Ca pourrait être mon grand- père. Il m'explique que je l'ai vraiment aidé à finir et il me met les larmes aux yeux.

    - Et puis il y a tous ces coureurs et coureuses qui chacun nous ont apporté leur lot d'émotions, cette famille qui était venue encourager le papa, cette maman qui a suivi son fils tout le long de la course (c'était son premier long trail après un grave accident), ces coureurs aux bords de leurs limites physiques et mentales qui nous ont laissé entrer dans leur humanité sans crainte ni peur. Et puis, un grand bravo à ces quelques femmes rares qui se sont confrontées au GR 73: oublions le côté féministe, en toute honnêteté, elles sont arrivées dans un état de fraîcheur bien meilleure: elles donnaient l'impression de gérer magnifiquement leur course avec une grande régularité, une immense force de caractère, une bonne humeur et un souci permanent.

    Alors merci à vous, vous coureurs qui nous avez remercié. Vous nous avez rendu au double ce que nous vous avions donné. Alors merci pour vos remerciements, pour vos émotions, pour vos sourires, pour vos moments de rigolade, pour nous avoir fait partagé vos souvenirs, dans votre performance, dans votre expérience, merci pour nous avoir laissé dans votre intimité, merci pour ces moments magiques et d'une très grande force.

     

       Fin de la course: 

       Mais pour nous, la course ne s'arrête pas là. Il faut tout ranger, démonter, ramener au camp de base. Nous arrivons vers 21h. Je suis levée depuis vendredi 6h avec une heure de sommeil. Je n'en peux plus, j'ai faim, j'ai des crampes aux jambes alors que ça ne m'arrive jamais en course, j'ai mal aux pieds mais j'ai la tête pleine de souvenirs merveilleux. Et le partage continue autour d'une polenta et d'un grand thé. Que de moments de pure émotion. Ce soir, c'est sûr nous allons dormir. On se couche à minuit. Réveil sept heures: et oui, il faut ranger la salle, démonter les tables, les chaises, tout nettoyer. Je repars à 11h, arrivée à Lyon à 12h30. Je rentre chez moi et devinez quoi, je dors, je fais une sieste de trois heures, la yayoun, elle a plus de batterie.

     

    Bilan: 

    Merci aux organisateurs du GR 73 de m'avoir permis de vivre cette expérience extrêmement enrichissante.

    Merci à tous les kikous et les coureurs d'avoir rendu ce week-end inoubiable et empli de moments forts et émouvants.

    Et RDV sur l'UTMB où j'accompagnerai Jerome_I_Debizej. Je ferai un autre récit qui à mon envie sera lui aussi rempli de moments forts, émouvants, de moments de partage...pour une nouvelle expérience inoubliable 

     

     

    June 02

    dimanche 1er juin: trail du Pic Saint Michel

    Et voilà, après le off du Pilat et le Grand Raid 73, nous voilà repartis pour un week end de folie kikouresque  

    Bibiche et le Castor arrivent chez moi avec une demie heure de retard (ah ces mecs...Il leur faut un temps fou pour se préparer ) et après avoir découvert qu'il faut monter 100 marches pour monter chez moi, ils déposent leurs sacs et on part manger une pizza en centre ville. Pendant notre dégustation, le déluge s'abat sur la ville. Et ben, ça promet pour demain On papote, on papote mais il est largement temps de partir. On charge la voiture -- ils ont un nombre de bagages, on croirait qu'ils partent pour trois semaines -- et c'est parti. A 15h 50, je prends enfin l'autoroute. On devait être à 16h à Grenoble Petit coup de fil à Flapy pour fixer un autre lieu de rdv. Un castor et une biche dans la voiture, c'est pas de tout repos, ça chante, ça discute, ça rigole et le trajet passe vite. Super timing, on arrive en même temps que Flapy. Le temps de remplir les camels et je dépose les frappadingues qui ont décidé de monter au restaurant en courant Quand à moi, je pars direction la maison de Cyril à Saint Nizier. J'avoue, même avec le GPS, je me perds et je fais demi tour ...juste devant chez lui...C'est pas de chance quand même. Je vérifie la couleur de mes cheveux, non, ça va, ils ne sont pas encore blonds

         Arrivée chez Cyril, je rencontre Pascaline. Ils me font visiter la maison qui est superbe, très chaleureuse, tout en bois à l'intérieur avec un joli poêle en fonte et la cerise sur le gâteau, une magnifique vue sur la vallée et sur Grenoble. En face, on voit Chamrousse encore dans la neige. C'est magnifique. Ca fait du bien de ne plus être en plein centre ville de Lyon. A chaque fois, j'ai l'impression de partir en vacances On discute de la course, du terrain, ils m'expliquent plein de trucs techniques...Commence à me demander ce que je fais là moi...J'aurais peut-être du aller faire un trail dans le Var plutôt

       On part alors pour la pasta party. On se gare près des autruches, j'ignorais qu'il y en avait dans le Vercors   Dans le resto, on retrouve plein de kikous, des connus, des inconnus qui deviennent très rapidement connus et ça discute, ça rigole, ça prend des photos et surtout ça mange des pates faites maison miam C'est bien agréable mais c'est pas tout ça, on a une course demain et il est temps de rentrer. On récupère le Dingo et le Castor et on remonte chez Cyril d'où on découvre une vue magnifique sur Grenoble illuminé. Dire qu'il y en a qui sont partis en courant pour avoir la même vue Ils sont fous ces kikous...

        Chez Cyril, c'est Versailles, on va même dormir sur un vrai matelas et pas sur mon super matelas autogonflant. Ca fait du bien. C'est l'heure de faire dodo mais il y a le Castor et le Dingo qui parlent et qui parlent...Quand je pense qu'ils disent que je suis bavarde Je commence à m'endormir et là, c'est mon téléphone qui sonne...Debizej m'annonce son arrivée aux cent bornes dans un super temps Allez, cet effort mérite bien que je sorte de mon sac de couchage pour aller avertir les autres Et du coup, c'est reparti, on discute de courses, d'efforts etc... mais le sommeil m'appelle et je m'endors vers une heure du matin. Réveil à 7h30. Comparé à samedi dernier et le réveil à 2 heures, c'est la grasse matinée ce matin. Et en plus, agréable surprise: Cyril mange bio aussi et du coup je retrouve chez lui mon petit déjeûner de champion: tartines à la pâte de noix de cajou et miel, hmmm un régal... Il faut se préparer avec cette éternelle question féminine: comment je m'habille? Le temps change et pour l'instant on est dans le brouillard alors on verra sur place. 

        Arrivée à Lans en Vercors, retrait des dossards et hop on se prépare. Je retrouve dans la voiture d'à côté un coureur déjà croisé sur le Nivolet et sur le GR73 mais cette fois-ci je cours aussi. A peine le temps de s'échauffer et de prendre une photo des kikoureuses que c'est déjà l'heure du départ.

        Ligne de départ: il y a un truc qui cloche: je suis tout devant, c'est la première fois que ça m'arrive. Là, il y a une erreur dans le casting mais personne veut se mettre devant moi. En plus, c'est la pression, les hommes sont montés plus hauts pour nous encourager et nous photographier, c'est pire que le festival de Cannes (Nono, va falloir nous prévoir des robes de soirée en buff kikourou ). Bon, va falloir assurer, faire comme si j'avais l'habitude de partir devant. Ca va, ça commence par du bitume. On court quelques minutes et on attaque la montée: 1000m+ sur 7 kms, je sens qu'on va se marrer. J'appuie sur mes bâtons en rythme sur Elvis Presley, je prends le tempo du rock à six temps (pour le ski de fond c'est la valse à 4 temps) mais là, une douleur sous le pied commence à poindre et à grandir. J'ai trop serré mon strap à la cheville et il m'explose l'aponévrose. Je profite d'un joli rocher recouvert de mousse pour défaire tout ça, libérer mon pied et mettre la chevillère ligastrap à la place ...Ah ça fait du bien...Et c'est reparti, ça monte, ça monte puis on arrive sur une petite portion de bitume avant de s'attaquer à la montée dans les alpages. Je croise Lolarun qui joue les supportrices aujourd'hui, Mme Paspeur et Mme Petitjean qui randonnent et s'étonnent de voir que je ne parle pas quand je cours Tu m'étonnes, faut que j'économise mon énergie surtout que je commence à bien sentir mes mollets. Je me fais doubler par le 1er homme puis le 2e, le 3e, le 4e, c'est pas possible, ils sont modifiés génétiquement ces mecs, ils sont croisés avec des chamois pour courir sur ces montées...Premier ravitaillement bien agréable avec un gentil bambin qui me propose tellement poliment un sucre que je ne peux que l'accepter...

        J'attaque maintenant une monotrace boueuse avec certains rochers un peu trop hauts pour mes petites jambes. Les bâtons me servent bien pour me hisser. Le légionnaire me rattrape, je me fixe sur son tattouage pour accélerer le rythme mais il court trop vite pour moi. Les kikoureurs me doublent avec toujours une parole d'encouragement, un mot gentil qui font du bien. Je commence alors la montée en S dans le pierrier. Je prends mon rythme de croisière et je monte et monte et monte encore avec le pic en ligne de mire. Le paysage, la vue sont maginifiques. Mon cerveau commence à débrancher et je me plonge dans des réflexions esthétiques. La vue sur la mer de nuages me rappelle un tableau de Caspar Friedrich, Voyageur contemplant une mer de nuages. Etsi les romantiques étaient en réalité des traileurs. Les rêveries du promeneur solitaire  sont finalement parmi les premiers comptes rendusEt si les traileurs faisaient parti des romantiques: Rousseau, l'ancêtre des kikoureurs???Aie, mon cerveau déraille, il est temps que j'arrive en haut. Je m'arrête pour photographier la mer de nuages et je me fais doubler par le Castor qui fait un bout de montée    avec moi avant de rejoindre le Pic. Il me reste 500 m et là problème: je ne trouve pas le chemin. Je ne sais plus où poser les pieds ????J'attends qu'un coureur me double pour suivre ces pas. Arrivée là haut, je suis rejointe par le rapace et paspeur. Denise nous attend là haut et nous a préparé des sucres recouverts de chartreuse...Non, ce ne serait pas prudent sinon je risque de faire les lapiaz sur le ventre. 

        C'est le moment d'attaquer la descente et là le cauchemar commence. C'est l'horreur ces lapiaz. Je flippe pour ma cheville et je maudis les deux qui m'ont convaincu de venir au pic en me disant : "non, tu verras, y a juste 200m techniques". J'en connais qui vont rentrer à Lyon en courant C'est la galère, je vais encore moins vite qu'en montée. Mes pieds descendent malgré moi, je glisse, je dérape, je ne maîtrise plus rien du tout et je chute trois fois ...Heureusement, le sac à dos amortir la chute...C'est confortable un coussin d'eau. Mais je décide de jouer la prudence, je le sens pas ce coup là. J'ai pas envie de me retrouver immobiliser 2 semaines de nouveau. Je développe une technique de descente mains-fesses digne du castor...heureusement, les photographes ne sont pas montés jusque là. 200m tecnhiques, tu parles...Ca continue dans la boue: mais quand est-ce que je vais courir moi? Je croise le Dingo dans la descente boueuse. La boue a remplacé les pierres du lapiaz. C'est parti pour l'enveloppement de boue ...p***** ça glisse dans le coin...je découvre l'intérêt des bâtons en terrasse. Ma cheville a enflé et les lacets me font mal. Je préferais la montée, c'était moins douloureux   

        Arrivée au ravitaillement, je croise un ange gardien: un gentil secouriste qui me bombarde de froid...Hmmm ça fait du bien...je retrouve Petitjean pas dans son assiette et on fait un bout de chemin ensemble. C'est bien, vu notre différence de gabarit, si je me refais une cheville qui pourra me descendre sur son dos On alterne marche et course puis ça redescend et je me refais à marcher. Petitjean descend plus vite, le Dingo aussi et je les perds de vue. Je prends mon temps dans la descente boueuse vu que mes pieds ont tendance à partir un peu contre ma volonté dans des endroits où je voulais pas du tout qu'ils aillent. Tout à coup, je me retrouve face à un tronc...ça y est , je me suis paumée...mais non, c'est bien le chemin, il faut l'enjamber et continuer. J'ai oublié mon chrono, je n'ai aucune idée depuis combien de temps je suis partie. Enfin, je retrouve raideur 69 qui prend des photos en fin de descente...l'endroit idéal pour assister à un joli spectacle de chutes...Je continue mon chemin et je profite de cette jolie balade en sous-bois. N'oublions les sages paroles du bouddha: "il n'y pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin". Je me le répète mais en attendant je rêve d'enlever ma chaussure dont les lacets me scient de plus en plus le pied...Enfin, je vois le camping, yes, j'arrive mais en même temps, la balade est déjà presque finie, j'étais bien dans le sous bois moi. Bibiche est remonté pour prendre des photos et fait un bout de chemin avec moi. Et enfin, ça y est, une dernière portion de bitume et c'est l'arrivée avec les encouragements des kikous déjà arrivés. Ah ça fait du bien quand ça s'arrête mais en même temps, une petite pointe de regret...C'est déjà fini mais j'ai encore des images plein les yeux et plein la tête. Un petit verre de coca et après un pur moment de délice: un massage des pieds par une réflexologue (Béné, c'était une super idée d'avoir prévu ça à l'arrivée). C'est divin, ça fait un bien d'être allongé dans le transat et de se faire masser, ah  je plane

         Mais ça ne s'arrête pas là. Remise des récompenses avec des kikous sur le podium, un banquet de gaulois et après un verre au café du village, retour à la maison vers 21h. 

        Bilan: encore un super week-end. Merci à Béné et à tous les bénévoles qui ont rendu possible et très agréable cette magnifique course très dure mais très belle.

    Merci aux kikous présents pour les encouragements, la bonne humeur. 

    Et merci à Paspeur et Mme Paspeur pour leur cadeau: une huile de massage de récupération qui m'a été bien utile aujourd'hui pour réussir à descendre mes marches.  

    May 26

    jeudi 21 mai

    Type: séance longue vallonnée
    Contenu: 19km; 500 +.
    Temps: 1H59
     
    Ca y est, je suis enfin de retour pour nos petites séances du jeudi soir. Pas trop envie d'y aller. J'ai des courbatures d'hier et je sens que je vais jongler dans les montées. Mais bon, je ne peux pas manquer mon rdv avec Denis. Je le retrouve devant running conseil avec bibiche et photogone. Seule fille du groupe, je sens que je vais encore bien me marrer. Mais à ma grande surprise, le rythme est assez cool ou c'est moi qui court plus vite Tire la langue
          On papote, on discute du off du pilat, du strip-tease de Debizej, du karaoké du Castor ...Ange Puis la première montée arrive. Je branche le ipod, je tombe sur de l'opéra. Et ben, vous savez quoi? Ca marche super bien en montée. Ca donne l'impression de s'envoler. Du coup, je m'accroche aux talons de Denis et je ne le lâche pas. J'ai rempli mon camel au max pour m'habituer au poids et ça pèse lourd sur mon petit gabarit mais hop, la montée s'achève au bout de 10 minutes d'efforts intenses. On récupère en traversant le parc des hauteurs puis descente typée trail sur la piste de la Sarra où on croise les vttistes.  On attaque la descente vers les quais. On discute des relations humaines avec Denis et celui-ci me dit une phrase mémorable que je suis obligée de retranscrire ici: AngeAngeAnge
         Alors qu'il m'avait habitué à des références pleines de sagesse ("il n'y pas de chemin vers le bonheur: le bonheur est le chemin" Dalai lama), ici il me cite une réplique de MI2. Alors que deux hommes sonts séduits par la même femme, l'un des prétendants explique que "les femmes, c'est comme les singes: elles ne lâchent pas leur branche tant qu'elles n'en ont pas attrapé une autre"RireRireRire Quelle pensée philosophique...Mais pourtant, après confidences entre les 4 coureurs, tellement vraie dans les deux camps Tire la langue
         Sur ce, on longe les quais de la Saône pour attaquer la montée sur la Croix rousse direction le parc des droits de l'homme. Cette montée n'est plus qu'une formalité, l'entraînement fait ses preuves, YES!!!! J'ai enfin trouvé mon rythme de croisière en montée. Petit plat bienvenu où nous discutons des supporters de foot avec une question là encore d'un très haut niveau intellectuel: quel surnom les supporters de foot donnent-ils à leur copine quand ils veulent lui demander une bière alors qu'ils regardent le match? Clin d'oeil Enfin, on redescend vers l'hotel de ville pour remonter sur le bd de la croix rousse. Grrr, je déteste cette montée avec les petites marches mal placées qui cassent le rythme de ma foulée mais j'arrive en haut et je récupère les 3 zigotos tout en tirant sur mon camel pour sentir ces premières gorgées d'eau tellement merveilleuses après l'effort Sourire
         Et hop, nouvelle descente qui nous amène sur les quais du Rhône où Photogone nous quitte et on repart pour la dernière où je m'accroche de nouveau aux talons de bibiche et de denis. Ca papote, ça rigole et la séance passe très très vite. C'était déjà la dernière montée et on arrive devant notre resto favori à Caluire où ce soir je choisirai le carpaccio de boeuf. Et c'est déjà l'heure de la dernière descente puis retour par les quais du Rhône. On déconne encore pas mal avant de se quitter. Je me dépêche de rentrer chez moi et parfait j'arrive pile poil pour m'étirer devant Docteur House...
       Au final, une super séance qui m'a filé la patate pour le reste de la soirée, j'aurai bien été dansé après ça RireRireRire
     

    mercredi 20 mai

    Séance de fractionné
    Durée: 1h
    Contenu: 20' echauffement + 14x 30''+ récupération + gainage et squats
     
    Après le off du Pilat dont le compte rendu arrivera dès que j'aurai fini de remplir les bulletins de mes élèves, première séance de qualité. Dimanche, course de 32km et 1800 + donc là un peu peur des courbatures. Tour de chauffe sur les quais du Rhône au soleil mais avec les manchons. Arrivée au parc, j'ai pas spécialement envie de faire des fractionnés. C'est toujours pareil, je n'aime pas trop ce genre de séance quand il faut la débuter et après, je me sens super bien. Alors on arrête de se plaindre et de s'écouter et c'est parti. Pour me motiver, je change de portion et cette fois-ci je fais mes fractionnés autour du lac. D'abord une première série de 8x30'' Ouah, les deux derniers sont vraiment dursAgressif. Je m'accroche, j'ai baissé les manchons (très pratiques ces petits trucs)/. 3' de récup en trottinant lentement et c'est reparti pour faire monter le pouls aux alentours de 190. Il ne m'en reste que 6 puis 4. Allez les deux derniers et ce sera fini pour aujourd'hui. Je lâche tout, je me défoule, je pense à ma foulée, monter les genoux, gainer le haut du corps, me servir de mes bras,  allonger la foulée...Ah ça fait du bien Rire
        Je repars alors en petites foulées en récupération sur les quais, il fait super beau. Ca fait du bien au corps et au moral ChaudRireRire Les coureurs sont de plus en plus nombreux sur les quais. Je croise les gens aux terrasses des péniches mais j'en ai pas encore fini.
       Retour à la maison: sur les conseils de raideur 69; c'est parti pour une séance de muscu après une fatigue musculaire: chaise, squats, fente, gainage,; gainage sur swiss ball (ça c'est balaise mais assez marrant). Ca brûle mais c'est pour la bonne cause. Le mont blanc se précise, il faut des cuisses pour l'affronter RireRireRire
    May 20

    petit up pour le trail du ventoux

    les photos du trail du ventoux sont visibles à cette adresse:
    http://picasaweb.google.fr/yayoun83/080323TrailDuVentoux

    Vendredi 16 Mai

    Normalement, aujourd'hui est le jour de ma séance de côtes mais soyons honnête, j'ai la flemme. Ce we m'attend un super dénivelé lors du off des kikous dans le Pilat. Je ne me sens pas d'enchaîner 3 séances en trois jours la première semaine de reprise. J'y vais prudemment et puis j'ai des courses à faire pour ce we qui s'annonce très arrosé dans tous les sens du terme. RireRireRire

    mercredi 14 mai

    Ca y est, confiante dans ma cheville, je décide de reprendre mes séances de qualité et celle que je redoute le plus, la séance de fractionné. Le mont blanc est dans sept semaines, c'est pas le moment de mollir. Rire
       Je chausse donc les baskets et c'est parti pour un petit tour au parc. Echauffement d'une vingtaine de minutes sur les quais et un peu dans le parc. J'arrive enfin à ma piste de fractionné, mon stade perso. Ce n'est pas un stade, pas un terrain de foot mais une portion de sous bois que j'ai reperé et sur laquelle je sais qu'au bout de trente secondes, je dois arriver pour l'instant à la souche derrière l'arbre. Je mets du rock dans mon ipod et c'est parti pour 2x6x30'. J'ai découvert les vertus d'Elvis Presley pour le fractionné. En fait mon accélération suit exactement le rythme du rock à quatre temps et il me suffit d'écouter la musique et surtout ne plus penser à la douleur. 1er série, c'est dur mais ça passe. La cheville tient le coup. Les gens me regardent comme si jétais folle. Ils ne comprennent pas pourquoi j'accèlére puis je ralentis en faisant plein de virages puis demi-tour puis accélération. Mais bon j'ai l'habitude. Clin d'oeil
        D'ailleurs, petite réfléxion philosophique -- et oui, la course à pied, ça aère les neurones-- tout est question de relativité: eux me voient comme une extraterrestre mais finalement, si c'était moi la raisonnable qui ait compris que le sport me permet de vivre mieux et plus longtemps; et si c'était lui le fou, celui qui se tue à petit feu et qui me regarde en grillant sa cigarette et en encrassant ses poumons??? Le raisonnable est ce que l'on décide.
        Bref, après ces pensées, je reprends la deuxième série. Hmmm, que c''est dur. Même en même temps, quelle impression de liberté de pouvoir accélérer comme ça. Je pense au col des Posettes: il me faut des cuisses en béton, il faut que je travaille la puissance. Ce leitmotiv ne me quitte plus et je termine ma série.
        Retour à la maison bien claquée mais heureuse. Je n'ai pas trop perdu, j'ai tenu le coup. Ah moi, le Mont Blanc. Sourire
    May 13

    Samedi 10 mai: course d'Anduze

    Ca y est, je suis en we prolongé et en profite pour descendre dans le sud. Mes parents courent le petit trail d'Anduze. Je décide de les suivre afin de reprendre doucement la compétition: 15 km avec une partie sur bitume et l'autre sur sentier, 300 +. Ce sont les conditions idéales pour reprendre. Mais j'ai peur: ma cheville va-t-elle tenir? Est-ce que ce n'est pas trop tôt? Est-ce que je ne vais pas arriver dernière? Je prévois deux heures. Mais je décide que je connais suffisamment mon corps pour savoir qu'il est temps de reprendre en envisageant la possibilité d'abandonner si cela ne va pas. Je prends d'ailleurs mon téléphone pour cette raison.
    17H: on se retrouve sur l'aire de départ. Je rencontre Titifb, 3J, Zakkarri, Mc Fly, les kikous sont là en force. J'ai eu une jolie poterie et du jus de raisin bio. J'ai un beau strap bleu turquoise assortie à mon débardeur. 17h15: je commence à m'échauffer. Les nuages disparaissent et le soleil est au rdv: il va faire chaud ce soir à Anduze.
    17h 30: c'est parti pour le moment de vérité. Je décide de partir doucement mais je me rends compte rapidement que je double des gens. Je ne serai pas dernière, ça me met en confiance. Je profite d'un début sur bitume pour allonger et gagner du temps. 1er km: 5'17": Ouh là, je vais beaucoup trop vite. Je décide de prendre davantage mon temps. On bifurque à la sortie d'Anduze et le terrain devient un peu plus technique. Je ralentis, la prudence prend le dessus. La descente devient vraiment technique. le souvenir de la douleur et du bruit me reviennent en mémoire. Je marche sur le côté, je ne suis pas là pour me faire mal mais pour me faire plaisir. J'espère que ce n'est pas comme ça pendant 15km. A mon grand soulagement, on prend les chemins des vignes. C'est un peu bosselé mais nettement praticable. J'en profite pour allonger. Petit arrêt au ravitaillement: il fait une de ses chaleurs. Et c'est reparti. On traverse plusieurs hameaux. Les gens sont tous dans leurs jardins pour nous encourager. Comme cette ambiance m'a manquée. Mon repos forcé m'a fait loupé 3 trails mais m'a permis de retrouver la gnaque. Je monte toutes les côtes en courant. Ca commence à me rassurer. J'ai perdu bien moins que ce que je pensais. Le mont blanc est à ma portée. Je croise le boucher de Nimes déguisé en clown qui anime la course par ses différentes blagues. Je fais ensuite quelques km avec un inconnu qui manifestement refuse d'être dépassé par une fille et s'accroche à mes talons. On longe le Verdon, il fait plus frais. Je serais bien tentée de piquer une tête dans cette eau fraîche. Ah mon dieu, que c'est bon de courir en pleine nature, de sentir le frais de la rivière, le romarin, le thym dans la garrigue. Enfin, on arrive au sommet de la colline et là, je sais que c'est le point de départ pour 4 km de descente. Je sais que je peux passer en moins d'une heure et demie. La cheville marche super bien, je la récompenserai ce soir par une bonne couche d'huile de gaultherie (excellent anti-inflammatoire). Enfin, j'aperçois ma mère au 11e km et j'accélère pour la rattraper dans la descente. Soucieuse que mon pied n'encaisse pas la descente, elle m'attend et on finit ensemble en 1h 23.
        Et alors là, quelle joie en passant la ligne d'arrivée. A mon échelle personnelle, j'ai jamais couru à plus de 10km/h sur une course et là avec une fin d'entorse, je finis avec 7 minutes d'avance sur mes meilleures prévisions dans les 20 premières féminines et super contente que tout ce soit bien passé; bref le bonheur totalRireRireRire. Je croise Zakkarri qui a pris des photos de tous les kikous, Titifb qui arrive 4e, McFly déjà douché et changé. Et là, le moment de délivrance, j'enlève enfin l'élastoplast qui ne fait plus qu'un avec ma peau et là, c'est le pied c'est le cas de le dire de pouvoir mettre les orteils en éventail et surtout aucun oeuf sur la cheville. Ca y est, je peux reprendre avec prudence et parcimonie mais après 12 jours de repos, c'est mon corps tout entier qui est en super forme.
             Dimanche matin, je déchante: j'ai des courbatures aux cuisses comme je n'en avais plus eu depuis longtemps Sourire Que c'est dur de descendre les marches.

    Yayoun, le retour !!!

    Samedi, après avoir enfin pu recourir mercredi et jeudi, je décide de me relancer dans la compétition sur une course facile. Et ben, vous savez quoi? J'ai jamais couru aussi vite qu'avec une entorse Rire
           Je résume: après 12 jours d'arrêt complet où je commençais à tourner en rond comme un lion en cage, je décide de rechausser mes baskets. Et puis le mont blanc approche et le col des Posettes ne va pas se monter tout seul. Je recommence donc mercredi avec du rameur puis du vélo d'appartement. J'ai de bonnes sensations, ça fait du bien, je m'approche du tapis de course. Il y a un bon amorti, peu de risques de me tordre la cheville sur une pierre, je décide de commencer à marcher avec une pente à 15%. Ca va bien, la cheville chauffe un peu, le strapping tient bien. Et si je courais??? J'attaque très doucement, 8 km/h. Les sensations sont bonnes. Ah que ça fait du bien de dérouler un peu les jambes. Soyez fou, je monte peu à peu la vitesse de 0.5 en 0.5 km/H. Ah, je me sens bien. Qu'est-ce que ça m'a manqué!!! Je cours une demie heure. Je ferais bien plus mais il faut rester prudente avant tout. J'enlève le strapping et mon pied n'a pas gonflé. Génial, la cicatrisation se fait bien Réception
         Jeudi, le tapis de course n'a jamais été mon truc. Jé décide de repartir en plein air. J'enfile enfin ma nouvelle tenue de running, je strappe, je chausse mes baskets et c'est parti pour un footing à la sensation sur les quais. Je pars très doucement, je m'échauffe. Tout m'a l'air de bien fonctionner. Il fait beau, ça fait du bien de sentir le soleil. Et hop, j'arrive au parc. Mais j'avais oublié un détail: c'est le 8 mai et j'arrive en plein défile militaire au parc. Moi tout seule perdue au milieu d'un défilé de jeunes éphèbes en uniforme prêts à sacrifier leurs vies pour protéger la mienne, aurait-on enfin réalisé un de mes souhaits? Clin d'oeil
    Soyons sérieux, je dois m'attarder à les admirer. Si je quitte le terrain des yeux, je risque ma cheville. Ceux qui me connaissent depuis longtemps se souviendront de ma chute mémorable sur un trottoir alors que je courais en arrière pour mieux regarder les prytanéens s'entraîner Embarrassé
    Ne souhaitant pas réitérer cet exploit, je me concentre sur les caillous qui risquerait de me déséquilibrer. Tout se passe bien. Je fais un tour de parc puis je rentre. Une heure de jogging facile. Bilan: si la cheville s'est bien remise, j'ai perdu des quadriceps et surtout j'appuie plus sur la jambe gauche ce qui me vaut une bonne crampe dans la fesse et quelques bonnes courbatures le vendredi.
    April 30

    J'en ai marre

    J'en ai marre, retour de vacances, j'ai couru un trail vendredi soir en nocture et j'en suis revenue avec une entorse moyenne et là j'en ai ras le bol de pas pouvoir courir surtout quand je vois tout le monde s'entrainer.
    Mais promis je raconte prochainement mes deux semaines précédentes d'entrainement vu que j'aurai pas grand chose à dire cette semaine à part que je reste assise avec la jambe surélevée.
    April 12

    Vacances

    Hey oui, je fais partie de ces chanceux d'enseignants qui ont plein de vacances... Donc je pars en vacances. Pour couper court à tous commentaires sur les fonctionnaires, je tiens à préciser quelque chose que beaucoup ignorent: sur mes quatre mois de vacances, deux mois sont des congés non payés alors ça peut faire réfléchir. Ensuite, six semaines passées avec 30 mômes qui vous vampirisent votre énergie, je vous assure que deux semaines, c'est nécessaire pour récuperer et oublier jusqu'à leurs prénoms Clin d'oeil
    Alors les billets sur mes entraînements se feront un peu attendre tout comme ceux sur mes trails des vacances car histoire de vraiment couper, je pars dans un endroit où internet n'est pas encore arrivé et connu.
    Bon courage à tous pour vos entraînements et vos courses

    April 06

    Séance au seuil: 6 Avril

    Séance au seuil
    1H30
    15km
    758 kcal
    Je pars pour une petite séance au seuil. Je viens de regarder une partie de la retransmission en direct du marathon de Paris et j'ai envie de courir. J'ai attendu que le soleil sorte des nuages et je peux enfin faire ma première sortie avec débardeur et manchons. Je m'engage sur les quais. Ouah!!! y a du peuple. On dirait que tous les joggeurs se sont donnés le mot. Evidemment, le marathon de lyon est dans trois semaines donc ça s'entraîne, ça s'entraîne. Ah que ça rappelle de souvenirs Pensif
       Bon on commence par 20 min tranquille sur les quais au soleil afin de rejoindre le parc de la tête d'or. Une fois arrivée, c'est parti pour une demi-heure d'entrainement avec Séréna Williams. J'ai téléchargé sa séquence d'entrainement au seuil et c'est tout simplement génial si ce n'est qu'elle existe qu'en anglais ...
    Elle nous coache du début à la fin de la séance. Ca commence par 5min d'échauffement où elle nous encourage, nous dit à quelle vitesse on doit être à peu près puis on enchaine 3X4' au seuil avec 4' de récup à chaque fois. Les musiques prévues sont géniales et j'hésite entre accélerer sur la piste de jogging ou me mettre à danser. Je me sens super bien, j'ai l'impression que je progresse en vitesse (enfin relativement à ce qu'elle était avant Rire) et je boucle mon premier tour de parc en 21'30". Ca peut paraître beaucoup à certains mais sachant que normalement je mets entre 23' et 24', vous comprendrez pourquoi j'étais super contente. Super heureuse d'avoir autant la frite, je pars pour un deuxième tour et je décide alors de profiter de la foule histoire de me motiver. Y a tellement monde que j'ai l'impression d'être au semi de lyon et pourtant y avait le semi de vaulx en velin, ce matin. Je prends à chaque fois une cible et je décide que celui-là je vais le doubler. Petit à petit j'accélère jusqu'à ce qu'un mec s'amuse au même jeu que moi. Du coup, il me dépasse, je le dépasse, il me dépasse, je décide de pas le lâcher et de m'en servir de lièvre jusqu'à la fin du tour: bilan: 2e tour: 21'32"" YES YES YES RireRireRire
        Shootée à l'endorphine, je pars alors pour un troisième tour plus cool où je profite du paysage: c'est donc comme tout change en quelques jours. Je remarque qu'ils ont aussi refait une partie de la piste pour les joggeurs et il est temps de rentrer par les quais où je croise les gens qui rentrent du marché, un amoureux romantique qui cache une rose derrière son dos et l'offre à sa copine (tiens ça me fait penser à quelqu'un? Tire la langue). Et enfin, retour à la raison.
    Ah, cette séance m'a donnée la pêche.

    Séance endurance du jeudi 4 Avril

    Jeudi soir, rdv pour une nouvelle séance de dénivelée dans le centre ville de lyon. Je rejoins Denis, Martinev, Bibiche et Photogone qui est devenu complètement accro à ces sorties. Clin d'oeil Badgone, après nous avoir expliqué qu'il préférait les côtes du Rhône nous a lâchement abandonné Tire la langue Plus sérieusement, Badgone et Langevine, fatigués par leurs précédents entrainements et souffrant de différentes douleurs ne nous ont pas rejoint. C'est parti, le petit groupe attaque. Première côté vers la Basilique, ouille je sens bien mes jambes. C'était pas une bonne idée la séance de muscu et les squats. Je monte tant bien que mal jusqu'en haut et j'arrive quand même à la Basilique sans marcher, Bibiche m'ayant accompagné sur un bout de chemin. On traverse alors le parc des hauteurs, redescente par la piste de la Sarra que je découvre enfin de jour. Je peux voir l'accrobranche et le parcours vtt. Quelques vttistes nous accompagnent durant la descente et c'est reparti. Arrivés à la passerelle des droits de l'homme, on se rend compte qu'on tombe en plein lancement de l'opération: on tchatche organisé par Lyon ce week end. La passerelle est entièrement décorée de drapeaux de prière tibétains ce qui me fait penser à quelqu'un Clin d'oeil. Nous passons en desosus et traversons une véritable haie d'honneur que nous font les invités de cette cérémonie. On prend alors la direction du parc des poètes où Denis me demande de lui parler des statues des poètes lyonnais et de citer des vers. Attention la sortie s'intellectualise Clin d'oeil Nouvelle descente et là je me prépare psychologiquement à la 3e montée, celle que je déteste, celle de la croix roussse. De nouveau, Bibiche m'accompagne sur un bout de chemin, mon ipod sur l'autre. Décidément ce soir, j'ai pas les jambes. J'arrive enfin en haut en courant mais la descente vers les quais fait du bien pour récupérer. J'hésite à arrêter là mais Photogone décide de le faire en entier alors je continue. J'embraye sur la dernière montée et là franchement, je marcherai bien mais je pense aux montées qui m'attendent au Nivolet et je grimpe. Mais comment font les autres pour grimper à cette vitesse? Ils sont croisés avec des chèvres, c'est pas possible Clin d'oeil
          Enfin on arrive sur le plateau de Caluire, la délivrance est proche. Plus de montées à l'horizon. On croise notre resto favori, la brasserie du théâtre et ce soir, le plat du jour pour moi c'est sole meunière. Le vent se fait plus présent, ça rafraichit un peu. C'est le moment de se ravitailler un peu: et hop une barre de pâtes d'amande magique et ça repart. On prend la dernière descente et là, aie, une douleur fulgurante au genou droit, je ralentis, ralentis et heureusement la fin arrive. Du coup, je termine un peu moins vite qu'au départ avec Bibiche tandis que le trio de tête nous met 50 m. On les rejoint aux escaliers des quais et c'est le moment de se séparer. Je rentre tranquillement chez moi avec mon ipod pour m'étirer et faire ensuite l'étoile de mer sur mon canapé.
    Bilan:
    18 km
    1H57
    600 m de déniv +