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    13 May

    Yayoun, le retour !!!

    Samedi, après avoir enfin pu recourir mercredi et jeudi, je décide de me relancer dans la compétition sur une course facile. Et ben, vous savez quoi? J'ai jamais couru aussi vite qu'avec une entorse Rire
           Je résume: après 12 jours d'arrêt complet où je commençais à tourner en rond comme un lion en cage, je décide de rechausser mes baskets. Et puis le mont blanc approche et le col des Posettes ne va pas se monter tout seul. Je recommence donc mercredi avec du rameur puis du vélo d'appartement. J'ai de bonnes sensations, ça fait du bien, je m'approche du tapis de course. Il y a un bon amorti, peu de risques de me tordre la cheville sur une pierre, je décide de commencer à marcher avec une pente à 15%. Ca va bien, la cheville chauffe un peu, le strapping tient bien. Et si je courais??? J'attaque très doucement, 8 km/h. Les sensations sont bonnes. Ah que ça fait du bien de dérouler un peu les jambes. Soyez fou, je monte peu à peu la vitesse de 0.5 en 0.5 km/H. Ah, je me sens bien. Qu'est-ce que ça m'a manqué!!! Je cours une demie heure. Je ferais bien plus mais il faut rester prudente avant tout. J'enlève le strapping et mon pied n'a pas gonflé. Génial, la cicatrisation se fait bien Réception
         Jeudi, le tapis de course n'a jamais été mon truc. Jé décide de repartir en plein air. J'enfile enfin ma nouvelle tenue de running, je strappe, je chausse mes baskets et c'est parti pour un footing à la sensation sur les quais. Je pars très doucement, je m'échauffe. Tout m'a l'air de bien fonctionner. Il fait beau, ça fait du bien de sentir le soleil. Et hop, j'arrive au parc. Mais j'avais oublié un détail: c'est le 8 mai et j'arrive en plein défile militaire au parc. Moi tout seule perdue au milieu d'un défilé de jeunes éphèbes en uniforme prêts à sacrifier leurs vies pour protéger la mienne, aurait-on enfin réalisé un de mes souhaits? Clin d'oeil
    Soyons sérieux, je dois m'attarder à les admirer. Si je quitte le terrain des yeux, je risque ma cheville. Ceux qui me connaissent depuis longtemps se souviendront de ma chute mémorable sur un trottoir alors que je courais en arrière pour mieux regarder les prytanéens s'entraîner Embarrassé
    Ne souhaitant pas réitérer cet exploit, je me concentre sur les caillous qui risquerait de me déséquilibrer. Tout se passe bien. Je fais un tour de parc puis je rentre. Une heure de jogging facile. Bilan: si la cheville s'est bien remise, j'ai perdu des quadriceps et surtout j'appuie plus sur la jambe gauche ce qui me vaut une bonne crampe dans la fesse et quelques bonnes courbatures le vendredi.
    30 April

    J'en ai marre

    J'en ai marre, retour de vacances, j'ai couru un trail vendredi soir en nocture et j'en suis revenue avec une entorse moyenne et là j'en ai ras le bol de pas pouvoir courir surtout quand je vois tout le monde s'entrainer.
    Mais promis je raconte prochainement mes deux semaines précédentes d'entrainement vu que j'aurai pas grand chose à dire cette semaine à part que je reste assise avec la jambe surélevée.
    12 April

    Vacances

    Hey oui, je fais partie de ces chanceux d'enseignants qui ont plein de vacances... Donc je pars en vacances. Pour couper court à tous commentaires sur les fonctionnaires, je tiens à préciser quelque chose que beaucoup ignorent: sur mes quatre mois de vacances, deux mois sont des congés non payés alors ça peut faire réfléchir. Ensuite, six semaines passées avec 30 mômes qui vous vampirisent votre énergie, je vous assure que deux semaines, c'est nécessaire pour récuperer et oublier jusqu'à leurs prénoms Clin d'oeil
    Alors les billets sur mes entraînements se feront un peu attendre tout comme ceux sur mes trails des vacances car histoire de vraiment couper, je pars dans un endroit où internet n'est pas encore arrivé et connu.
    Bon courage à tous pour vos entraînements et vos courses

    06 April

    Séance au seuil: 6 Avril

    Séance au seuil
    1H30
    15km
    758 kcal
    Je pars pour une petite séance au seuil. Je viens de regarder une partie de la retransmission en direct du marathon de Paris et j'ai envie de courir. J'ai attendu que le soleil sorte des nuages et je peux enfin faire ma première sortie avec débardeur et manchons. Je m'engage sur les quais. Ouah!!! y a du peuple. On dirait que tous les joggeurs se sont donnés le mot. Evidemment, le marathon de lyon est dans trois semaines donc ça s'entraîne, ça s'entraîne. Ah que ça rappelle de souvenirs Pensif
       Bon on commence par 20 min tranquille sur les quais au soleil afin de rejoindre le parc de la tête d'or. Une fois arrivée, c'est parti pour une demi-heure d'entrainement avec Séréna Williams. J'ai téléchargé sa séquence d'entrainement au seuil et c'est tout simplement génial si ce n'est qu'elle existe qu'en anglais ...
    Elle nous coache du début à la fin de la séance. Ca commence par 5min d'échauffement où elle nous encourage, nous dit à quelle vitesse on doit être à peu près puis on enchaine 3X4' au seuil avec 4' de récup à chaque fois. Les musiques prévues sont géniales et j'hésite entre accélerer sur la piste de jogging ou me mettre à danser. Je me sens super bien, j'ai l'impression que je progresse en vitesse (enfin relativement à ce qu'elle était avant Rire) et je boucle mon premier tour de parc en 21'30". Ca peut paraître beaucoup à certains mais sachant que normalement je mets entre 23' et 24', vous comprendrez pourquoi j'étais super contente. Super heureuse d'avoir autant la frite, je pars pour un deuxième tour et je décide alors de profiter de la foule histoire de me motiver. Y a tellement monde que j'ai l'impression d'être au semi de lyon et pourtant y avait le semi de vaulx en velin, ce matin. Je prends à chaque fois une cible et je décide que celui-là je vais le doubler. Petit à petit j'accélère jusqu'à ce qu'un mec s'amuse au même jeu que moi. Du coup, il me dépasse, je le dépasse, il me dépasse, je décide de pas le lâcher et de m'en servir de lièvre jusqu'à la fin du tour: bilan: 2e tour: 21'32"" YES YES YES RireRireRire
        Shootée à l'endorphine, je pars alors pour un troisième tour plus cool où je profite du paysage: c'est donc comme tout change en quelques jours. Je remarque qu'ils ont aussi refait une partie de la piste pour les joggeurs et il est temps de rentrer par les quais où je croise les gens qui rentrent du marché, un amoureux romantique qui cache une rose derrière son dos et l'offre à sa copine (tiens ça me fait penser à quelqu'un? Tire la langue). Et enfin, retour à la raison.
    Ah, cette séance m'a donnée la pêche.

    Séance endurance du jeudi 4 Avril

    Jeudi soir, rdv pour une nouvelle séance de dénivelée dans le centre ville de lyon. Je rejoins Denis, Martinev, Bibiche et Photogone qui est devenu complètement accro à ces sorties. Clin d'oeil Badgone, après nous avoir expliqué qu'il préférait les côtes du Rhône nous a lâchement abandonné Tire la langue Plus sérieusement, Badgone et Langevine, fatigués par leurs précédents entrainements et souffrant de différentes douleurs ne nous ont pas rejoint. C'est parti, le petit groupe attaque. Première côté vers la Basilique, ouille je sens bien mes jambes. C'était pas une bonne idée la séance de muscu et les squats. Je monte tant bien que mal jusqu'en haut et j'arrive quand même à la Basilique sans marcher, Bibiche m'ayant accompagné sur un bout de chemin. On traverse alors le parc des hauteurs, redescente par la piste de la Sarra que je découvre enfin de jour. Je peux voir l'accrobranche et le parcours vtt. Quelques vttistes nous accompagnent durant la descente et c'est reparti. Arrivés à la passerelle des droits de l'homme, on se rend compte qu'on tombe en plein lancement de l'opération: on tchatche organisé par Lyon ce week end. La passerelle est entièrement décorée de drapeaux de prière tibétains ce qui me fait penser à quelqu'un Clin d'oeil. Nous passons en desosus et traversons une véritable haie d'honneur que nous font les invités de cette cérémonie. On prend alors la direction du parc des poètes où Denis me demande de lui parler des statues des poètes lyonnais et de citer des vers. Attention la sortie s'intellectualise Clin d'oeil Nouvelle descente et là je me prépare psychologiquement à la 3e montée, celle que je déteste, celle de la croix roussse. De nouveau, Bibiche m'accompagne sur un bout de chemin, mon ipod sur l'autre. Décidément ce soir, j'ai pas les jambes. J'arrive enfin en haut en courant mais la descente vers les quais fait du bien pour récupérer. J'hésite à arrêter là mais Photogone décide de le faire en entier alors je continue. J'embraye sur la dernière montée et là franchement, je marcherai bien mais je pense aux montées qui m'attendent au Nivolet et je grimpe. Mais comment font les autres pour grimper à cette vitesse? Ils sont croisés avec des chèvres, c'est pas possible Clin d'oeil
          Enfin on arrive sur le plateau de Caluire, la délivrance est proche. Plus de montées à l'horizon. On croise notre resto favori, la brasserie du théâtre et ce soir, le plat du jour pour moi c'est sole meunière. Le vent se fait plus présent, ça rafraichit un peu. C'est le moment de se ravitailler un peu: et hop une barre de pâtes d'amande magique et ça repart. On prend la dernière descente et là, aie, une douleur fulgurante au genou droit, je ralentis, ralentis et heureusement la fin arrive. Du coup, je termine un peu moins vite qu'au départ avec Bibiche tandis que le trio de tête nous met 50 m. On les rejoint aux escaliers des quais et c'est le moment de se séparer. Je rentre tranquillement chez moi avec mon ipod pour m'étirer et faire ensuite l'étoile de mer sur mon canapé.
    Bilan:
    18 km
    1H57
    600 m de déniv +
    02 April

    Mercredi 2 avril 2008: fractionné

    Et voilà ce matin, c'est parti pour la séance que je déteste le fractionné. Petit texto pour me réveiller et me rappeler que je dois fractionner, je n'ai plus le choix. Je pars donc sur les quais du rhône où je croise les pompiers en train de monter sur leur grande échelle. Je continue ma route, il fait pas beau et quand il fait pas beau j'ai moins envie de courir. Au bout de cinq minutes, mes douleurs sur l'avant du mollet se réveillent. Décidément le monde entier m'en veut ce matin et le bitume ne me veut pas que du bien. Je continue donc, d'une humeur un peu plus mauvaise quand je croise un promeneur qui sort son appareil photo et me photographie.Non mais je rêve. Enfin, je continue pressée d'arriver au parc pour retrouver un sol plus souple et surtout commencer à accélerer. Rien de tel que la mauvaise humeur pour avoir envie de fractionner: ça vous donne une de ses envies de courir à fond pour se défouler   Tire la langue
            Je me trouve une portion à peu près dégager et c'est parti pour deux séries de six fois trente secondes. Je sais ça peut paraître bien peu au regard des entrainements de certains Clin d'oeil mais chi va piano va sono. On verra lequel arrivera le premier en haut du col des Posettes Clin d'oeil
        J'enchaine mes six premières accélarations. La 5e et la 6e me paraissent un peu dures et surtout un grand père me regarde avec sa petite fille se demandant pourquoi j'accélère en ligne droite puis je ralentis en faisant des ronds et ce de manière répétitive Rire
        3 minutes de récup et c'est reparti pour six fois trente secondes en ayant reçu entre temps un sms d'encouragement qui fait du bien Sourire
    Ca fait mal, les cuisses brulent mais le 6e arrive et là je sais que c'est le dernier, alors j'y vais à fond, il faut que je dépasse ce banc où je m'arrête au bout de trente secondes à chaque fois: enfin, je le dépasse de deux foulées: deux petites foulées mais ma victoire est immense.RireRireRire
     Il est temps de rentrer en récupération. Encore 25' avant d'arriver chez moi. Je rentre très cool et là c'est le bonheur: ma température corporelle revient à un niveau confortable, mon rythme cardiaque aussi, tout à coup le soleil sort, je remarque les feuilles verts tendres  le long de mon chemin et un sms vibre dans ma poche. Je l'ouvre et plein de bisous apparaissent et là ça me donne des ailes. Je suis bien, j'arrive à la grande échelle et les pompiers redescendus de leur perchoir me félicite me disant que la sportive jeune devient une espèce protégée Rire
       Et puis retour à la maison et étirements.
    Bilan: 1h, 10km, 588 kcal.
    30 March

    Samedi 29 mars

    Samedi, petite sortie tranquille: 9km, 1H en endurance toute douce.
    Je termine ma semaine de récupération avant d'attaquer de nouveau les grosses séances. Et là c'était un pur moment de bonheur. Hier était la première et dernière journée de printemps. Il faisait beau, j'avais enfin chaud dans ma tenue. Tous les coureurs étaient de sortie. Petit tour au parc de la Tête d'Or. C'est magnifique. Tous les arbres sont en fleur, les lions se faisaient bronzer au soleil, le tigre se baladait tranquillement dans son enclos. Et oui, je cours au milieu d'un zoo Rire
    Alors comme le temps était à la flânerie, j'ai décidé d'en profiter aussi. Après 45 minutes, séance d'étirements tranquilles sur la pelouse, au soleil, ah quel bonheur. Le lac s'étend devant moi, on commence à voir les premières barques, les premiers pédalos. Tous les vélov ont été pris d'assaut. Je décide de profiter encore un peu du soleil avant de repartir mais alors que c'est dur de repartir. J'ai oublié de prendre de l'eau. En rentrant je longe toutes les terrasses des péniches avec leurs transats: les gens profitent de cette journée printanière, un cocktail sur leur table. Et là je me dis que je leur prendrai bien une gorgée en passant comme sur un ravito mais je ne suis pas sûre qu'ils apprécient Clin d'oeil
    Alors j'arrive enfin chez moi pour prendre ce premier verre de pulco citron frais qui fait un tel bien
    Bilan: j'ai pris mon shoot d'endorphines aujourd'hui, c'était super. Vivement le retour du beau temps.
    28 March

    Jeudi soir: sortie nocture dans Lyon

    Ce soir, rdv est pris devant la boutique Running conseil pour notre sortie traditionnelle du jeudi soir. Au début il s'agissait d'une sortie très intimiste mais au fur et à mesure le parcours a attiré du monde et c'est à huit ce soir que nous partons: Badgone, Martinev, Photogone, Bibiche, Langevine et une collègue et enfin Denis, l'auteur et le guide de ce formidable parcours. Vu mes états de service de dimanche et ma sortie un peu laborieuse de mercredi matin, je pars dans l'idée de faire deux montées sur les quatre du parcours. On traverse donc la place Bellecour, ça tchatche, ça déconne, on traverse la passerelle qui fait trampoline peu habituée à être traversée par autant de coureurs et on attaque les pavés du vieux lyon. On se raconte nos courses du week-end, l'ambiance est bonne. Mais là commence la première montée, pour les lyonnais la montée du gourguillon. La légende raconte qu'un  pape lors de l'une de ses visites y a perdu son anneau mais cela fait des semaines que j'ai beau scruté les pavés -- et Dieu sait si ma vitesse me permet de bien regarder -- je ne l'ai pas encore trouvé. Les conversations se terminent, le souffle est plus court, je branche mon ipod et c'est parti pour monter jusqu'à la Basilique de Fourvières avec du bon rock en fond musical. Je termine la montée en pavé, je sais que je suis à la moitié, ça fait un mois que je la fais en entière sans m'arrêter. Surtout ne pas craquer maintenant mais mes fessiers me rappellent qu'il n'y pas si longtemps j'ai crapahuté dans les pierriers. Chacun monte à son rythme et les derniers 100 mètres me paraissent difficiles: c'est alors là que me vient à la pensée la parole d'un sage coureur: si tu veux te faire plaisir sur un trail, il faut se faire un peu souffrir à l'entrainement. Alors hop, je monte, les cuisses brulent mais arrivée en haut, je profite de cette vue magnifique: la basilique de Fourvières éclairée et surtout Lyon à nos pieds. Et j'en profite d'autant plus qu'avec le changement d'heure, c'est l'une de mes dernières sorties nocturnes. A peine le temps de récupérer qu'on part traverser le parc des hauteurs, on redescend par la piste de la Sarra et ça y est c'est reparti à discuter, à plaisanter, à imaginer ce qu'on pourrait faire au lieu d'être en train de courir. On redescend sur les quais du Rhône, au niveau des subsistances et c'est parti pour la deuxième montée qui va nous mener au parc des hauteurs. Le parc parfait pour moi: je croise les statues des poètes lyonnais qui ponctuent ma course et certains vers me reviennent à l'esprit. L'ambiance est toujours bonne, chacun a pris son rythme de croisière, la montée est assez douce. Ca passe bien mais je sais qu'il faut récupérer car la troisième montée, c'est une autre histoire. On débarque au niveau des terreaux, huit coureurs dans la ville. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres mais je me plais à penser que les fous, ce ne sont pas nous qui courons dans nos tenues fluos, mais ceux que l'on croise la cigarette à la bouche et qui sont en train de s'empoisonner consciemment. SBref, fin des reflexions c'est le moment de brancher mon ipod  (non je n'ai pas d'intéressement chez mac je le jure Clin d'oeil): une bonne musique techno pour m'aider à grimper cette côte qui semble interminable. Et oui, la raison aurait voulu que je rentre chez moi à ce moment là mais mise au défi par badgone et photogone, je décide de monter jusqu'au gros caillou. Bibiche prévenant, revient me chercher sur une partie car la traversée du parc me tente moyennement. Je tiens, je ne marche pas. Ca brule mais je monte et j'arrive boulevard de la croix rousse au gros caillou. Pour les non lyonnais,selon la légende, le Gros Caillou représente le coeur d'un huissier cupide, qui se chargea de mettre à la rue une famille de canuts sans le sous. Pour cet acte , dieu le condamna à pousser cette pierre jusqu'à ce qu'il trouve quelqu'un de plus cupide que lui afin de prendre le relai, ce qui explique la taille du gros caillou. Mais plus sérieusement , il date de l'époque glacière et fut détéré en 1892 lors du percement de la ficelle reliant la Presqu'ile à la Croix Rousse. Enfin, pour moi il marque surtout le moment de ravitaillement avant de redescendre pour remonter. Allez comprendre la logique des coureurs Pensif Photogone et Badgone nous quittent. On n'est plus que cind. Comme j'en suis à la 3e montée, ben je me dis que ce serait bête de pas finir alors j'attaque la quatrième, la montée dite de la voiture qui pue. Une série de tags sur la route et dans les virages vous assène cette vérité tout au long de la montée. Là ça devient vraiment dur. Je me dis que j'ai un peu poussé mais bon je regarde lyon se découvrir sous mes pieds et j'oublie que mes jambes sont en train de brûler. Et enfin on arrive au plateau de Caluire. Là c'est le bonheur, je sais qu'on a fini avec les montées, que c'est que du roulant et surtout ma tête est tellement vide que je suis aveuglément Denis pour retrouver le parcours. On croise alors un petit resto qui affiche ses plats du jour en extérieur: la tradition depuis un an mnt veut qu'à chaque fois, on choisisse le plat qu'on voudrait commander. Et oui la faim nous tenaille à ce moment là Rire. Pour moi, hier soir c'était côte de boeuf. Mais bien évidemment, en bon sportif, on ne fait que saliver et on continue à courir. Arrive alors la dernière descente, celle spécial travail excentrique que l'on descend très doucement pour bien faire travailler les quadriceps et enfin les quais, mes chers quais du rhône. Il ne me reste plus que 20 min et un seul obstacle: la traversée du pont de la mort: un pont à six voies qu'il s'agit de traverser au bon moment ou comment faire du fractionné même quand on n'en a pas envie.  Là c'est le moment où je commence à rêver à un plat de tagliatelles à la carbonara, ou aux quatre fromages miam miam et aussi où je commence à avoir envie de faire l'étoile de mer sur mon canapé. On continue sur les quais, Denis nous racontant comment il s'est fait mordre à la fesse gauche par un chien. Et enfin, les escaliers, le temps des au revoir est venu, du à jeudi prochain. Bibiche, Martinev et Denis continuent pour Villeurbanne et je termine tranquillement avec Langevine.
    Bilan: 2h 18KM et et 600m de dénivelée positive. Qui a dit qu'on pouvait pas grimper dans Lyon? Mais surtout une super soirée avec une bonne ambiance, un soutien mutuel et la meilleure des solutions pour se vider la tête après une journée de boulot.

    Ah les photos!!!

    Je suis désolée mais je crois que je ne maîtrise pas encore toutes les manipulations sur le blog et notamment celle qui consiste à mettre les photos en face des bonnes phrases. J'ai encore des progrès à faire. Va falloir que je demande à mes élèves de m'aider. Embarrassé

    Et voilà enfin les photos en ligne à cette adresse:
    http://picasaweb.google.fr/yayoun83/080323TrailDuVentoux

    Voici quelques photos pour illustrer mon récit du ventoux:
    26 March

    Dimanche 23 Mars: Le trail du Ventoux

    Alors voici mon premier récit, celui du trail du Ventoux. Inscrite depuis deux mois, je l'attendais impatiemment. Le samedi, départ de Lyon en 14h et c'est parti pour trois heures de voiture. A 17h30, après quelques erreurs d'aiguillage, nous voici arrivés au salon nature où je retire mon dossard avec un t-shirt évidemment de nouveau trop grand pour mon petit gabarit. Tant pis, ça fait un autre heureux. Clin d'oeil Petit passage devant le stand salomon: le matin, je viens de m'acheter ma première paire de salomon: les xa pro 3D en bleu et là surprise, je trouve toute la collection textile assortie à mes chaussures qui me tend les bras. Que pouvais-je faire d'autre que d'acheter un petit débardeur, pas découragée par le froid hivernal de ce we de Pâques. Petite discussion sur le parcours: la température au sommet est de -11°C. Et ben, c'est pas demain que j'essaierai mon nouveau débardeur. Fin du salon nature, on réembarque dans la voiture direction le domaine de Bélézy où nous avons réservé un bungalow. Je vais retirer les clés: premier petit panneau sympa: nous sommes priés de garder nos habits. Et oui, le camp proposé aux coureurs est un camp de nudiste qui acceptera gentiment des moldus habillés en ce we de course.
    Arrivée au bungalow: super surprise: c'est génial et en plus le circuit passe juste à côté. C'est la première fois que je dors à 50m du départ ce qui se révèlera très pratique le lendemain en me permettant d'éviter la sempiternelle queue aux toilettes en utilisant directement les miennes, le grand luxe je vous dis.
    Il est temps de passer aux choses sérieuses et de s'attaquer aux pates histoire de recharger les batteries. Deux assiettes devraient suffire puis direction le lit, demain le réveil sonne à 6h.
    Dimanche six heures: dur, dur de se lever avec cette éternelle question qui me vient à l'esprit les dimanches de course: mais pourquoi commence-t-elle si tôt?
    Petit déjeuner de champion et c'est le moment de préparer la tenue, remplir le camel, vérifier les ravitos, mettre les chaussures, le dossard et direction la ligne de départ.
    On retrouve alors une bonne vingtaine de kikoureurs pour une photo de groupe en hommage à Lolo. Françoise 84 me donne ma photo à accrocher à mon camel. Un kikou me l'accroche sur mon camel et on va bientôt commencer. On se dirige vers la ligne d'arrivée. Dernier bisou d'encouragement et il est temps pour mon fervent supporter d'aller se placer pour me prendre en photo au départ. On discute, la pression commence à monter, minute de silence en hommage à Laurence et c'est parti. Un dernier signe à mon chéri et ça y est, je pars pour 21km et 1200 m de dénivelé positif. On commence par une première boucle dans les vignes, le terrain est roulant, je me sens bien, les jambes vont bien, il fait beau c'est le pied. On repasse par le camp puis de nouveau on se retrouve dans les vignes: le géant de Provence se dresse devant nous. Au soleil, je meurs de chaud.Je discute avec des traileurs, je profite. La vraie course commence avec l'ascension. Bedoin s'éloigne, le géant se rapproche et à la 45 min ça y est, ça commence à marcher. La montée débute mais le terrain reste roulant. On passe ensuite par les demoiselles coiffées où mon super supporter m'attend pour me prendre en photo. le temps de prendre la pose, d'échanger quelques mots et c'est reparti. Je suis épatée par le paysage.  On repart pour de la montée. Le terrain se fait plus technique, beaucoup plus glissant aussi. Cela me vaut de faire quelques figures qui rapportent des points dans le patinage artistique.Je m'étonne moi même de ma capacité à sauter les troncs d'arbres. Mais après ce court moment commence la vraie course: 8 km de montée dans les pierriers. 8km qui me prendront pratiquement deux heures. Au début,  je trouve ça marrant. Tout le monde marche, on croirait plus à une randonnée qu'une course. Ensuite, je commence à trouver le temps long, je remets ma musique sur les oreilles et me concentre. Au bout de deux km, je crois que c'est terminé. Erreur, le chemin plat et roulant ne fera que 200m et c'est reparti dans les éboulis. Alors que Pétrarque nourrira des pensées beaucoup plus philosophiques lors de son ascension du mont Ventoux, les seules questions qui me traversent alors l'esprit sont: qu'est-ce que je fous là? Quand est-ce que ça descend? Ca serait plus facile de marcher avec des talons aiguilles que sur ces pierres? Mais je continue à monter en me répétant aussi que chaque pas me rapproche de la descente. Enfin, au bout de deux heures 10 de course, j'arrive au premier ravitaillement, persuadée qu'il s'agit du 15e km et là gros coup au moral, on m'annonce que non seulement, je ne suis qu'au 10e mais qu'en plus il me reste encore 5km de montée. Je commence à me dire qu'à ce rythme là, je vais me payer le luxe d'un sprint à l'arrivée avec le premier du 42. Et je continue à monter, ma tête est vide. je me concentre sur les pulsations de la musique, tête baissée, mains dans le dos, je monte. Je suis contente de voir que j'avance quand même et que j'en laisse pas mal derrière moi. Dans la montée, je commence à rencontrer la neige, le vent en pleine face. Je trouve un gabarit plus gros que le mien et le suit pour me protéger du vent. J'avoue que là je commence à en avoir marre et en même temps, une fois que j'aurai terminé cette montée, je le regretterai. C'est tout le paradoxe de ce sport: souffrir et adorer ça. Enfin, je vois mon chéri qui m'attend à 100m du ravitaillement et alors là, ça me fait vraiment plaisir mais alors super plaisir RireRireRire Il court quelques mètres avec moi, m'apporte la boisson, c'est un ange. Merci!!! Mais aussi cela signifie qu'il me reste six km et que de la descente. Je lui donne rdv dans quarante min à l'arrivée et ça y est je repars, j'ai des ailes. Je suis ravie de courir enfin, mes mollets se décontractent. Tout à coup, un coureur surgit comme une fusée de nulle part. Je viens d'être dépassée par le premier. J'essaie de le suivre un peu dans la descente pour étudier sa technique, impossible ce gars est croisé avec un cabri pour descendre comme ça. Bon je continue, ça fait cinq km que je descends, j'en suis à 3h 20 de course, mes appuis se font moins stables, mes abdos se font sentir, une douleur au genou se réveille mais je veux finir. Je passe le ravitaillement, il ne me reste normalement que 2 km. Ca y est, j'ai la gnaque, je ne sens plus mes jambes mais je cours, je cours et je cours longtemps. Je ne vois pas arriver cette fichue ligne d'arrivée, je ne comprends pas mes temps. En réalité, il restait encore 4km et demie. Quelques petites bosses sur la fin achèvent d'exploser mes jambes et enfin je reconnais l'entrée du camp. Je sais que l'arrivée est proche alors même si j'ai souffert sur ce trail, je profite de ces dernières minutes car je sais que ce sera bientôt la fin et que finalement, je me suis éclatée. Enfin, je vois le dernier virage et la ligne d'arrivée. Le traileur avec qui j'ai terminé les deux derniers km a la galanterie de me laisser passer la ligne d'arrivée en premier. Et enfin, je m'appuie sur mon super supporter qui heureusement est là pour me supporter au premier sens du terme. Mes jambes n'ont plus trop de force.
    Bilan: 3h55 min de course, j'arrive 16e sénior feminine sur 32 ce qui n'est pas si mal et surtout j'apprendrais qu'en réalité, le parcours faisait 26km et 1400 de dénivelé positif. La fin interminable s'explique.
    Petit paella pour reprendre des forces et on profite du soleil sur la pelouse.
    Ce fut une course géniale, un grand moment de partage. Un grand bravo aux organisateurs et bénévoles qui ont proposé de très bons ravitaillement où on trouvait aussi bien du sucre, du chocolat que des crakers et du jambon. Je garderai un très bon souvenir de la course. C'est l'une des plus dures que j'ai faites au niveau technique mais les paysages sont magnifiques et celui que l'on a en haut de la montée vont vraiment le coup. la souffrance éprouvée pour le voir le rend peut être même plus beau. Et surtout, plus la course est dure, plus le sentiment de fierté à l'arrivée est fort et bon.

    Je me lance

    Ca y est, enfin, je me lance dans la tenue d'un blog sur la course à pied et le trail. Pourquoi aujourd'hui? D'abord, l'envie de faire partager ma passion à un maximum de personnes. Ensuite, pour me permettre de tenir à jour un carnet d'entrainement digne de ce nom, de raconter mes entrainements et surtout mon programme qui devrait me mener au marathon du mont blanc le 29 Juin 2008.