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    03 June

    Samedi 25 mai: Grand Raid 73: de l'autre côté de la barrière: journal de bord d'une bénévole

    Dimanche 4 mai: Nivolet Revard 

         Tout commence au Nivolet-Revard où je rencontre Paspeur et Mme Paspeur. Ils me parlent de leur bébé: le GR73. Ils cherchent ddes bénévoles. Avec mon entorse, je ne peux pas courir alors pourquoi ne pas mettre à profit cette période de repos pour faire bénévole? En plus, c'est quelque chose qui me trottait depuis longtemps dans la tête. Après tout, c'est grâce aux bénévoles que je peux faire mes trails tous les week-ends sans me préoccuper de rien. Alors ce serait la moindre des choses de passer de l'autre côté de la barrière au moins une fois de temps en temps. Je n'imaginais pas encore que ce serait aussi enrichissant et aussi puissant. Alors, c'est décidé. Avec Langevine, nous allons être bénévole sur cette course. Premier travail: faire connaître la course grâce aux nombreuses publicités que nous donnent Paspeur et Mme Paspeur.

    Deux semaines s'écoulent: 

        Pour moi, peu de travail comme bénévole. Mais, à travers ce récit, je tiens à rendre hommage au formidable et immense travail fourni par tous ses bénévoles qui nous permettent de vivre notre passion. Alors pendant que j'attends ce week-end avec impatience, d'autres s'activent comme autant de fourmis pour que tout soit prêt le jour J. Alors que l'on vit pour courir, eux vont vivre ces deux semaines avec comme seul but de nous rendre la course agréable avec le lot de pressions, d'angoisses, de soucis que cela comporte.

    Vendredi 23 Mai:

        Fin de la journée de travail, je quitte Lyon vers 18h direction Cruet. Je récupère le Castor à la gare de Chambéry et j'avoue que c'est littéralement un sauvetage de Castor au milieu du carrefour. La fine équipe se dirige vers Cruet quand j'aperçois une voiture orange dans mon rétroviseur. Ne serait-ce pas Debizej? Mais si, le timing est parfait. Nous rejoignons sur le parking de Cruet. Entrée dans la salle polyvalente de Cruet dans laquelle les bénévoles sont depuis ce matin et ont fait un travail monumental: toutes les tables ont été préparées, la distribution des dossards a commencé, la pasta party bat son plein. Pour une course de cette envergure, on mobilise plus de cent bénévoles aussi bien à l'organisation qu'à la distribution des dossards, à la cuisine, à la sécurité, au balisage, etc... La tâche semble immense et le sens de bénévole prend tout son sens. Benevole, étymologiquement signifie vouloir le bien et tous ces gens réunis ce soir veulent effectivement une seule et même chose: le bien de tous les coureurs. Paspeur nous accueille et nous explique notre programme très chargé:

             - 2h30 du matin: distribution des dossards jusqu'à 4h30

             -4h30: pointage des coureurs

             - 5h: allumage des torches et départ du GR73.

             - 5h30: petit déjeuner des bénévoles

             - 6h: distribution des dossards pour le petit savoyard

             - 8h: pointage des coureurs.

             - 8h30: départ du petit savoyard.

            - 9h: installation du ravitaillement dans un petit hameau agréable au doux nom de Montlambert. 

             - 21h: retour du ravitaillement

    Waou!!!La journée va être longue et je sens que je vais être encore plus fatiguée que si je courais. Je ne croyais pas si bien dire. 

         Paspeur nous distribue un joli T-Shirt de bénévole, nos tickets repas et nous rejoignons les autres à table. Nous partageons les spaghettis avec Langevine, Debizej, Le Castor, Petitjean, Mme Petitjean, Paspeur, Mme Paspeur. Nous faisons connaissance avec Celia: la fille dans la famille Paspeur. Nous discutons avec plein de gens, l'ambiance est très sympathique même si on sent la pression monter. Paspeur ne tient pas assis cinq minutes à la table.

        Paspeur nous montre ensuite notre chambre: une mezzanine au-dessus de la salle où nous déroulons nos matelas et sacs de couchage. Quelle bonne idée d'avoir prévu des sacs de couchage - 10°, il fait au moins 30° Alors que les filles, peu douillettes se préparent à dormir sur des matelas auto-gonflants de 5cm d'épaisseur, ces messieurs se sont préparés un vrai matelas gonflable 10cm d'épaisseur qui fait un bruit terrible dès qu'ils se retournent Tout le monde se couche mais cela ne signifie pas qu'on dort. Ca déconne sévère là-haut, ça papote, ça délire, ça rigole. Mais l'heure tourne et on ne dort toujours pas. Or, si Langevine, Debizej et moi-même sommes bénévoles, Petitjean et le Castor courent eux. Résultat: on commence à s'endormir vers une heure du matin. Le réveil sonne: deux heures du matin. 

    Samedi 25 mai: le grand jour

        Deux heures du matin: waou, vous êtes malade, c'est pas une heure pour réveiller une yayoun ça. La yayoun, elle est pas de bonne humeur quand elle a pas assez dormi Mais on n'a pas vraiment le temps d'avoir des états d'âme. Quand je pense que lorsque je dois me lever à 5h du matin pour faire une course, je trouve que c'est inhumain et bien maintenant je pense aux bénévoles qui eux n'ont pas dormi de la nuit. Juste le temps de se donner un visage à peu près humain, d'enfiler une tenue appelée à changer au gré de la journée en fonction du temps. Un petit déjeûner rapidement avalé, une grande tasse de thé et ça va déjà mieux. D'ailleurs, en passant, un grand merci à la jeune femme blonde qui dès deux heures du matin et jusqu'à 23h est restée debout derrière le comptoir pour assurer le service des boissons. Good job!!! Mais déjà, les premiers coureurs arrivent...

        2h 30- 4h30: 

      C'est parti pour la distribution des dossards.Les coureurs du GR 73 ont été prévoyants et sont venus en grande majorité retirer leurs dossards la veille au soir. Nous retrouvons Martinev et Badgone. Martinev et le Castor se préparent à partir pour le GR73. Je distribue les dossards aux kikoureurs ce qui me permet de faire connaissance avec certains surnoms aux visages jusqu'alors inconnus. On démarre tranquillement avant d'entrer dans le feu de l'action...

         4h30-5h: Pointage et départ:

       4h30: je rejoins le couloir des coureurs avec Langevine. Elle me donne le numéro de dossard et armée de ma frontale et d'un stylo, je pointe les coureurs pour savoir exactement qui prend le départ. Alors amis coureurs, un petit conseil: svp: accrochez votre dossard à un endroit où il est lisible: pas sous le sweat, pas sous le camel bag mais rendez le visible, les bénévoles apprécieront Les numéros s'égrènent, j'ai à peine le temps de regarder la tête de tous ces sportifs qui me passent devant mais le numéro 99 restera dans les annales

       Tous les coureurs sont dans le sas, y compris les retardataires qui n'ont pas compris que pour une course parte à l'heure, cela demande un travail de chacun. 

       Il est l'heure d'allumer les torches pour baliser les deux cent mètres suivant le départ: c'est très surnaturelle comme ambiance. Les coureurs forment une guirlande de frontales, les bénévoles une haie de torches, moment de communion entre les deux faces de la course. J'ai l'impression d'assister à un rassemble des chevaliers de la table ronde. La musique renforce cette ambiance médiévale. Mais revenons à l'époque moderne, il est temps de dégainer l'appareil photo pour immortaliser le départ. Moment émouvant avec un mélange de fierté chez les bénévoles que tout ce soit bien passé jusque là et une pointe de regret et de mélancolie pour la coureuse que je suis à voir ce peloton partir sans moi. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon tour de courir, j'accompagne.

        5h-8h: retrait des dossards

         A peine le temps d'avaler un deuxième petit déjeûner et de combattre un premier coup de barre que le coup de feu commence réellement. Les coureurs du Petit Savoyard arrivent pour retirer leurs dossards. Je croise Mamanpat, Graindesel, Jess 06 mais pastrop le temps de discuter, les coureurs attendent. Je débute alors une tâche très répétitive et commence à fonctionner comme un perroquet: numéro de dossard du coureur, vérification du nom, recherche de l'enveloppe, répétition d'un discours bien rôdé: "dans l'enveloppe vous trouvez votre dossard, votre ticket repas. Voici un petit sac avec un magasine sur la région et vous pouvez retirer votre tee-shirt sur votre gauche, rose pour les femmes, vert pour les hommes". Je ne sais pas combien de fois je vais répéter ces mots. En tous les cas, la même question revient de la part des coureurs: "vous n'auriez pas des épingles? " Heureusement, Mme Paspeur avait prévu un sac mais évitez d'oublier vos épingles, on ne peut plus en donner sur les courses. 

        La plupart des coureurs sont très sympathiques, concentrés sur leur course, agréable.

    Mais un petit carton rouge: Les participants d'une course représentent le microcosme de la société et comme dans la société, il y a des gens biens et puis il y a les autres. Alors petit rappel: les bénévoles travaillent sur une course gracieusement, en prenant sur le temps libre dans un souci d'altruisme. Ils sont effectivement là pour servir les coureurs mais ce ne sont pas des esclaves. Et certains coureurs seraient certainement plus polis s'ils demandaient leurs dossards à une machine. Les bénévoles sont des êtres humains, ni plus ni moins et pas plus que d'autres on ne peut s'octroyer le droit de se montrer désagréable. N'oublions que si on vient courir, c'est pour vivre notre passion, pour se faire plaisir alors évitons les tons péremptoires, colériques. Il est de plus en plus dur de trouver des bénévoles pour faire vivre une course, ne les faisons pas fuir au risque un jour de ne plus pouvoir courir. D'ailleurs, avis personnel, certains mériteraient qu'on leur retire leurs dossards et qu'on les interdise de course un certain temps mais ce n'est qu'une opinion personnelle. Que cela ne nous fasse pas oublier que la majorité des participants est courtoise, polie, bien élévée, aimable et passionnée. 

        Pointage: après avoir endossé le rôle de distributrice de dossards, je débute celui d'hôtesse de l'air ou d'hôtesse de trail. Placée à l'entrée du sas, je répète les numéros pairs à droite, les impairs à gauche. Et là, nombreux sont les regards interrogateurs: mon chiffre, il est pair ou impair? Aie, aie, aie le manque de sommeil et le stress sont dévastateurs

    Petit photo des kikoureurs et le départ va être donné: le jour s'est levé sur Cruet et nous découvrons les magnifiques montagnes qui nous entourent. Le paysage est splendide, nouveau pincement au coeur: je ne le décrouvrirai pas en courant cette fois-ci mais en réalité l'aventure va être extrêmement forte et émouvante. 

    9h-21H: ravitaillement à Montlambert: KM 66

         Préparation du ravitaillement: bon, c'est pas tout ça mais pas le temps de se reposer. Il est temps de monter au ravitaillement. On charge des litres de boissons, des kilos de victuailles. La montée est lente mais nous arrivons au poste. Nous découvrons là bas une super équipe de bénévoles adorable, sympathique, dynamique que nous allons apprendre à connaître durant cette journée. Pour toute cette équipe, pour tous ces bénévoles, pour tous ceux qui sont bénévoles sur les différentes courses, vous méritez une première place:  

       Quand nous arrivons, les tentes ont déjà été montées, les tables installées. La soupe se cuit sur le réchaud, le thé est prêt à être lancé. Il est temps de préparer toutes les victuailles. Sincèrement, à chaque fois que je suis servie à un ravitaillement sur une course, je n'ai jamais pensé qu'il y avait un tel boulot derrière: installer les verres, les remplir d'eau plate, gazeuse, coca, préparer les assiettes, les garnir de tucs, abricots secs, pruneaux, couper et préparer le chocolat, le saucisson, la tomme, les bananes, les oranges. La tâche est titanesque mais le ravitaillement pantagruélique. Les coureurs devraient apprécier. On prépare la musique: ça y est: on n'a plus qu'à attendre les coureurs.

        Petite pause: je profite d'une petite relâche pour aller explorer les environs. Je cours (et oui, on ne se refait pas) jusqu'à l'aire de parapente d'où je découvre une vue à couper le souffle sur la vallée. Waou, c'est magnifique, je domine les nuages, je fais face aux montagnes, je me sens toute petite (je sais, je ne suis déjà pas grande alors c'est dire, le paysage est grandiose et magique. Je redescends au ravitaillement, nous profitons de cette petite pause pour faire connaissance avec les membres de l'équipe. On parle du sport, de la vie. Nous ne connaissions pas et pourtant nous allons vivre des moments très forts. 

       Les coureurs du Petit Savoyard: le premier coureur est annoncé: on prépare la musique: we will rock you de Queen colle bien avec l'ambiance. Les bénévoles lui font une haie d'honneur et une petite chorégraphie en rythme. Les deux premiers passent comme des flèches sous nos applaudissements. Le troisième, entendant la musique en haut de la côte, effectue la descente tout en dansant avec nous, premier moment de convivialité et d'émotions. Puis les coureurs arrivent au compte goutte. Je photographie les premiers, annonce les numéros de dossards puis c'est parti pour les ravitos. On accueille les coureurs avec un verre d'eau plate, gazeuse, de coca. On discute, on partage, on les encourage. La course a vraiment l'air difficile et il faut gérer avec les premiers problèmes: coureurs qui vomissent, qui abandonnent, qui ont des crampes. Les kikoureurs arrivent, Petitjean et Badgone. Je déchausse Badgone pour lui enlever des cailloux de sa chaussure. Il ne peut plus se baisser à cause de crampes récurrentes. Mamanpat arrive derrière suivie ensuite par Graindesel et Jess06 et d'autres kikoureurs Eric74 mais je ne sais plus l'ordre avec précision. L'ambiance est bonne enfant, ça rigole, ça danse, la musique a l'air de bien rebooster: nous entendrons la musique de Rocky Eye of tiger une bonne centaine de fois dans la journée

         les coureurs du GR 73:

    Tandis que tous les coureurs du petit Savoyard ne sont pas encore arrivés, nous attendons l'arrivée imminente des premiers du GR 73. De longs moments d'attente se passent où on ne voit aucun coureur. Les coups de barre se font sentir. C'est pas tout ça mais on commence à avoir faim nous aussi. On grignote, on se ravitaille. Dans la journée, nous mangerons de manière complètement anarchique. Le premier arrive enfin, c'est impressionnant. Il déboule comme une flèche, ne s'arrête pas au ravitaillement et enchaîne directement sur la descente. Le 2e mettra  près de 40 minutes à rejoindre notre ravitaillement après le passage du premier. Grande chance pour nous, il ne pleut pas et il commence même à faire beau, le soleil perce. On change le pantalon pour le short, on passe au t-shirt et on profite d'une petite pause au soleil. Difficile à croire mais, alors que je ne cours pas, je commence à avoir mal aux jambes et aux pieds à force d'être debout et de piétiner. Les premiers s'égrènent lentement, s'arrêtent peu aux ravitaillements tandis que nous aidons en même temps les arrivées du Petit Savoyard.

         Le positionnement de ce ravitaillement est intéressant. Petit à petit, les coureurs du GR 73 arrivent. La fatigue commence à se lire sur leurs visages, ils ont besoin d'encouragements, d'écoute, d'aide, de repos et les échanges avec ces personnes que l'on connait pas sont très riches, touchants et émouvants. En tant que coureuses avec Langevine, nous avons une idée assez précise de ce que nous attendons d'un ravitaillement. L'équipe des bénévoles est formidable: les assiettes et les verres semblent sans fond mais pourtant, ce n'est pas l'oeuvre d'une force occulte mais celle de bénévoles géniaux qui travaillent dans l'ombre pour permettre aux coureurs de ne se soucier de rien.

        Ce serait trop long de décrire tout ce ravitaillement alors je vais décrire en vrac quelques moments forts: 

    - Arrivée de Martine: nous l'attendons depuis un moment, elle arrive, nous l'encourageons, préparons les ravitaillements. Très concentrée dans sa course, elle repart et se dirige vers la victoire.

    - Arrivée du Castor: au moment même où nous nous demandons comment le Castor tient la course avec une heure de sommeil, il surgit en haut de la descente à la 50e place. On discute, on rigole, on lui recharge son camel. On ne croirait pas qu'il a couru 66km et pourtant, il finira 52e.

    - Arrivée des derniers du Petit Savoyard: on leur met la musique, on leur fait une haie d'honneur et on les accueille sous un tonnerre d'applaudissements.

    - Arrivée d'un coureur fatigué: il rit, il pleure, il ne sait plus où il est. Il faut l'écouter, discuter avec lui, l'encourager et lui donner envie de repartir. C'est très fort. Je me rends compte qu'à ce niveau, les coureurs arrivent épuisés, sans défense, ils ne soucient plus de ce que l'on peut penser d'eux, ils s'offrent à nous sans fausse pudeur dans toute leur vérité, leur émotion et leurs souffrances et ça c'est très fort. Les mots me manquent pour décrire ce que j'ai pu ressentir à ce moment là.

    - Arrivée d'un coureur proche de l'abandon: je suis partie le chercher dans la montée à la demande d'un de ses copains et il m'annonce qu'il veut rendre son dossard. Je ne connais pas son nom, pas son numéro de dossard et pourtant je ne l'oublierai pas. Je lui demande, il n'est pas blessé. Il n'en peut plus. On a tous couru ce moment où on en a marre, où on veut arrêter et on sait tous qu'on retrouvera ensuite en nous des ressources insoupçonnées et que si l'on abandonne, on s'en voudra. Je lui explique qu'il lui reste huit kms, qu'il n'a pas le droit d'abandonner. Il est venu pour faire cette course, il ne peut pas arrêter. S'il le faut, je la finirais avec lui. Je lui dis aussi que la fois où un bénévole m'a dit ça, soyons honnête: j'ai eu envie de lui dire de la fermer (et oui, la fatigue, la souffrance peuvent rendre de mauvaise humeur), d'aller se faire voir et qu'il ne sait pas ce que ça signifie huit km quand on en a autant dans les jambes. J'explique à mon coureur à la dérive: premier sourire, c'est exactement ce qu'il pense. Je commence à le remotiver mais la bataille va être rude. Il s'asseoit, je lui remplis son camel, lui apporte une soupe. On discute, partage nos souvenirs de course, je le masse pour délasser un peu les jambes. Il commence à se détendre, à sourire. On va rester 20 minutes à discuter et à partager ce moment. Et puis finalement, ça y est, il décide de repartir à son rythme. Mes derniers mots pour lui seront: "surtout, faites vous plaisir et profitez".   Je le recroiserai à l'arrivée, au repas à 23h. Il vient me voir pour me remercier, il a réussi à finir la course et il est fier de lui. Ca me touche énormément et je trouve ça très émouvant.

    - Un autre coureur marquant: il s'agira d'une dernier coureur. Il va falloir lui appliquer le même traitement: de l'écoute, de la motivation, de la pompomthérapie. Je lui donne mon strap bleu pour son genou, il prend le temps d'avaler une soupe, il discute avec nous et finalement il repart à son rythme. Il passera la ligne d'arrivée au bout de 16h58 de course et montera sur le podium où on lui remettra un lot avec en prime une  bise de Karine et moi. D'ailleurs, je lance un appel ici, certains ont pris des photos de ce moment et j'aimerai beaucoup l'avoir si c'était possible. Merci. Ce coureur me remercie en me désignant comme la petite jeune fille au maillot bleu. Ca pourrait être mon grand- père. Il m'explique que je l'ai vraiment aidé à finir et il me met les larmes aux yeux.

    - Et puis il y a tous ces coureurs et coureuses qui chacun nous ont apporté leur lot d'émotions, cette famille qui était venue encourager le papa, cette maman qui a suivi son fils tout le long de la course (c'était son premier long trail après un grave accident), ces coureurs aux bords de leurs limites physiques et mentales qui nous ont laissé entrer dans leur humanité sans crainte ni peur. Et puis, un grand bravo à ces quelques femmes rares qui se sont confrontées au GR 73: oublions le côté féministe, en toute honnêteté, elles sont arrivées dans un état de fraîcheur bien meilleure: elles donnaient l'impression de gérer magnifiquement leur course avec une grande régularité, une immense force de caractère, une bonne humeur et un souci permanent.

    Alors merci à vous, vous coureurs qui nous avez remercié. Vous nous avez rendu au double ce que nous vous avions donné. Alors merci pour vos remerciements, pour vos émotions, pour vos sourires, pour vos moments de rigolade, pour nous avoir fait partagé vos souvenirs, dans votre performance, dans votre expérience, merci pour nous avoir laissé dans votre intimité, merci pour ces moments magiques et d'une très grande force.

     

       Fin de la course: 

       Mais pour nous, la course ne s'arrête pas là. Il faut tout ranger, démonter, ramener au camp de base. Nous arrivons vers 21h. Je suis levée depuis vendredi 6h avec une heure de sommeil. Je n'en peux plus, j'ai faim, j'ai des crampes aux jambes alors que ça ne m'arrive jamais en course, j'ai mal aux pieds mais j'ai la tête pleine de souvenirs merveilleux. Et le partage continue autour d'une polenta et d'un grand thé. Que de moments de pure émotion. Ce soir, c'est sûr nous allons dormir. On se couche à minuit. Réveil sept heures: et oui, il faut ranger la salle, démonter les tables, les chaises, tout nettoyer. Je repars à 11h, arrivée à Lyon à 12h30. Je rentre chez moi et devinez quoi, je dors, je fais une sieste de trois heures, la yayoun, elle a plus de batterie.

     

    Bilan: 

    Merci aux organisateurs du GR 73 de m'avoir permis de vivre cette expérience extrêmement enrichissante.

    Merci à tous les kikous et les coureurs d'avoir rendu ce week-end inoubiable et empli de moments forts et émouvants.

    Et RDV sur l'UTMB où j'accompagnerai Jerome_I_Debizej. Je ferai un autre récit qui à mon envie sera lui aussi rempli de moments forts, émouvants, de moments de partage...pour une nouvelle expérience inoubliable 

     

     

    02 June

    dimanche 1er juin: trail du Pic Saint Michel

    Et voilà, après le off du Pilat et le Grand Raid 73, nous voilà repartis pour un week end de folie kikouresque  

    Bibiche et le Castor arrivent chez moi avec une demie heure de retard (ah ces mecs...Il leur faut un temps fou pour se préparer ) et après avoir découvert qu'il faut monter 100 marches pour monter chez moi, ils déposent leurs sacs et on part manger une pizza en centre ville. Pendant notre dégustation, le déluge s'abat sur la ville. Et ben, ça promet pour demain On papote, on papote mais il est largement temps de partir. On charge la voiture -- ils ont un nombre de bagages, on croirait qu'ils partent pour trois semaines -- et c'est parti. A 15h 50, je prends enfin l'autoroute. On devait être à 16h à Grenoble Petit coup de fil à Flapy pour fixer un autre lieu de rdv. Un castor et une biche dans la voiture, c'est pas de tout repos, ça chante, ça discute, ça rigole et le trajet passe vite. Super timing, on arrive en même temps que Flapy. Le temps de remplir les camels et je dépose les frappadingues qui ont décidé de monter au restaurant en courant Quand à moi, je pars direction la maison de Cyril à Saint Nizier. J'avoue, même avec le GPS, je me perds et je fais demi tour ...juste devant chez lui...C'est pas de chance quand même. Je vérifie la couleur de mes cheveux, non, ça va, ils ne sont pas encore blonds

         Arrivée chez Cyril, je rencontre Pascaline. Ils me font visiter la maison qui est superbe, très chaleureuse, tout en bois à l'intérieur avec un joli poêle en fonte et la cerise sur le gâteau, une magnifique vue sur la vallée et sur Grenoble. En face, on voit Chamrousse encore dans la neige. C'est magnifique. Ca fait du bien de ne plus être en plein centre ville de Lyon. A chaque fois, j'ai l'impression de partir en vacances On discute de la course, du terrain, ils m'expliquent plein de trucs techniques...Commence à me demander ce que je fais là moi...J'aurais peut-être du aller faire un trail dans le Var plutôt

       On part alors pour la pasta party. On se gare près des autruches, j'ignorais qu'il y en avait dans le Vercors   Dans le resto, on retrouve plein de kikous, des connus, des inconnus qui deviennent très rapidement connus et ça discute, ça rigole, ça prend des photos et surtout ça mange des pates faites maison miam C'est bien agréable mais c'est pas tout ça, on a une course demain et il est temps de rentrer. On récupère le Dingo et le Castor et on remonte chez Cyril d'où on découvre une vue magnifique sur Grenoble illuminé. Dire qu'il y en a qui sont partis en courant pour avoir la même vue Ils sont fous ces kikous...

        Chez Cyril, c'est Versailles, on va même dormir sur un vrai matelas et pas sur mon super matelas autogonflant. Ca fait du bien. C'est l'heure de faire dodo mais il y a le Castor et le Dingo qui parlent et qui parlent...Quand je pense qu'ils disent que je suis bavarde Je commence à m'endormir et là, c'est mon téléphone qui sonne...Debizej m'annonce son arrivée aux cent bornes dans un super temps Allez, cet effort mérite bien que je sorte de mon sac de couchage pour aller avertir les autres Et du coup, c'est reparti, on discute de courses, d'efforts etc... mais le sommeil m'appelle et je m'endors vers une heure du matin. Réveil à 7h30. Comparé à samedi dernier et le réveil à 2 heures, c'est la grasse matinée ce matin. Et en plus, agréable surprise: Cyril mange bio aussi et du coup je retrouve chez lui mon petit déjeûner de champion: tartines à la pâte de noix de cajou et miel, hmmm un régal... Il faut se préparer avec cette éternelle question féminine: comment je m'habille? Le temps change et pour l'instant on est dans le brouillard alors on verra sur place. 

        Arrivée à Lans en Vercors, retrait des dossards et hop on se prépare. Je retrouve dans la voiture d'à côté un coureur déjà croisé sur le Nivolet et sur le GR73 mais cette fois-ci je cours aussi. A peine le temps de s'échauffer et de prendre une photo des kikoureuses que c'est déjà l'heure du départ.

        Ligne de départ: il y a un truc qui cloche: je suis tout devant, c'est la première fois que ça m'arrive. Là, il y a une erreur dans le casting mais personne veut se mettre devant moi. En plus, c'est la pression, les hommes sont montés plus hauts pour nous encourager et nous photographier, c'est pire que le festival de Cannes (Nono, va falloir nous prévoir des robes de soirée en buff kikourou ). Bon, va falloir assurer, faire comme si j'avais l'habitude de partir devant. Ca va, ça commence par du bitume. On court quelques minutes et on attaque la montée: 1000m+ sur 7 kms, je sens qu'on va se marrer. J'appuie sur mes bâtons en rythme sur Elvis Presley, je prends le tempo du rock à six temps (pour le ski de fond c'est la valse à 4 temps) mais là, une douleur sous le pied commence à poindre et à grandir. J'ai trop serré mon strap à la cheville et il m'explose l'aponévrose. Je profite d'un joli rocher recouvert de mousse pour défaire tout ça, libérer mon pied et mettre la chevillère ligastrap à la place ...Ah ça fait du bien...Et c'est reparti, ça monte, ça monte puis on arrive sur une petite portion de bitume avant de s'attaquer à la montée dans les alpages. Je croise Lolarun qui joue les supportrices aujourd'hui, Mme Paspeur et Mme Petitjean qui randonnent et s'étonnent de voir que je ne parle pas quand je cours Tu m'étonnes, faut que j'économise mon énergie surtout que je commence à bien sentir mes mollets. Je me fais doubler par le 1er homme puis le 2e, le 3e, le 4e, c'est pas possible, ils sont modifiés génétiquement ces mecs, ils sont croisés avec des chamois pour courir sur ces montées...Premier ravitaillement bien agréable avec un gentil bambin qui me propose tellement poliment un sucre que je ne peux que l'accepter...

        J'attaque maintenant une monotrace boueuse avec certains rochers un peu trop hauts pour mes petites jambes. Les bâtons me servent bien pour me hisser. Le légionnaire me rattrape, je me fixe sur son tattouage pour accélerer le rythme mais il court trop vite pour moi. Les kikoureurs me doublent avec toujours une parole d'encouragement, un mot gentil qui font du bien. Je commence alors la montée en S dans le pierrier. Je prends mon rythme de croisière et je monte et monte et monte encore avec le pic en ligne de mire. Le paysage, la vue sont maginifiques. Mon cerveau commence à débrancher et je me plonge dans des réflexions esthétiques. La vue sur la mer de nuages me rappelle un tableau de Caspar Friedrich, Voyageur contemplant une mer de nuages. Etsi les romantiques étaient en réalité des traileurs. Les rêveries du promeneur solitaire  sont finalement parmi les premiers comptes rendusEt si les traileurs faisaient parti des romantiques: Rousseau, l'ancêtre des kikoureurs???Aie, mon cerveau déraille, il est temps que j'arrive en haut. Je m'arrête pour photographier la mer de nuages et je me fais doubler par le Castor qui fait un bout de montée    avec moi avant de rejoindre le Pic. Il me reste 500 m et là problème: je ne trouve pas le chemin. Je ne sais plus où poser les pieds ????J'attends qu'un coureur me double pour suivre ces pas. Arrivée là haut, je suis rejointe par le rapace et paspeur. Denise nous attend là haut et nous a préparé des sucres recouverts de chartreuse...Non, ce ne serait pas prudent sinon je risque de faire les lapiaz sur le ventre. 

        C'est le moment d'attaquer la descente et là le cauchemar commence. C'est l'horreur ces lapiaz. Je flippe pour ma cheville et je maudis les deux qui m'ont convaincu de venir au pic en me disant : "non, tu verras, y a juste 200m techniques". J'en connais qui vont rentrer à Lyon en courant C'est la galère, je vais encore moins vite qu'en montée. Mes pieds descendent malgré moi, je glisse, je dérape, je ne maîtrise plus rien du tout et je chute trois fois ...Heureusement, le sac à dos amortir la chute...C'est confortable un coussin d'eau. Mais je décide de jouer la prudence, je le sens pas ce coup là. J'ai pas envie de me retrouver immobiliser 2 semaines de nouveau. Je développe une technique de descente mains-fesses digne du castor...heureusement, les photographes ne sont pas montés jusque là. 200m tecnhiques, tu parles...Ca continue dans la boue: mais quand est-ce que je vais courir moi? Je croise le Dingo dans la descente boueuse. La boue a remplacé les pierres du lapiaz. C'est parti pour l'enveloppement de boue ...p***** ça glisse dans le coin...je découvre l'intérêt des bâtons en terrasse. Ma cheville a enflé et les lacets me font mal. Je préferais la montée, c'était moins douloureux   

        Arrivée au ravitaillement, je croise un ange gardien: un gentil secouriste qui me bombarde de froid...Hmmm ça fait du bien...je retrouve Petitjean pas dans son assiette et on fait un bout de chemin ensemble. C'est bien, vu notre différence de gabarit, si je me refais une cheville qui pourra me descendre sur son dos On alterne marche et course puis ça redescend et je me refais à marcher. Petitjean descend plus vite, le Dingo aussi et je les perds de vue. Je prends mon temps dans la descente boueuse vu que mes pieds ont tendance à partir un peu contre ma volonté dans des endroits où je voulais pas du tout qu'ils aillent. Tout à coup, je me retrouve face à un tronc...ça y est , je me suis paumée...mais non, c'est bien le chemin, il faut l'enjamber et continuer. J'ai oublié mon chrono, je n'ai aucune idée depuis combien de temps je suis partie. Enfin, je retrouve raideur 69 qui prend des photos en fin de descente...l'endroit idéal pour assister à un joli spectacle de chutes...Je continue mon chemin et je profite de cette jolie balade en sous-bois. N'oublions les sages paroles du bouddha: "il n'y pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin". Je me le répète mais en attendant je rêve d'enlever ma chaussure dont les lacets me scient de plus en plus le pied...Enfin, je vois le camping, yes, j'arrive mais en même temps, la balade est déjà presque finie, j'étais bien dans le sous bois moi. Bibiche est remonté pour prendre des photos et fait un bout de chemin avec moi. Et enfin, ça y est, une dernière portion de bitume et c'est l'arrivée avec les encouragements des kikous déjà arrivés. Ah ça fait du bien quand ça s'arrête mais en même temps, une petite pointe de regret...C'est déjà fini mais j'ai encore des images plein les yeux et plein la tête. Un petit verre de coca et après un pur moment de délice: un massage des pieds par une réflexologue (Béné, c'était une super idée d'avoir prévu ça à l'arrivée). C'est divin, ça fait un bien d'être allongé dans le transat et de se faire masser, ah  je plane

         Mais ça ne s'arrête pas là. Remise des récompenses avec des kikous sur le podium, un banquet de gaulois et après un verre au café du village, retour à la maison vers 21h. 

        Bilan: encore un super week-end. Merci à Béné et à tous les bénévoles qui ont rendu possible et très agréable cette magnifique course très dure mais très belle.

    Merci aux kikous présents pour les encouragements, la bonne humeur. 

    Et merci à Paspeur et Mme Paspeur pour leur cadeau: une huile de massage de récupération qui m'a été bien utile aujourd'hui pour réussir à descendre mes marches.  

    26 May

    jeudi 21 mai

    Type: séance longue vallonnée
    Contenu: 19km; 500 +.
    Temps: 1H59
     
    Ca y est, je suis enfin de retour pour nos petites séances du jeudi soir. Pas trop envie d'y aller. J'ai des courbatures d'hier et je sens que je vais jongler dans les montées. Mais bon, je ne peux pas manquer mon rdv avec Denis. Je le retrouve devant running conseil avec bibiche et photogone. Seule fille du groupe, je sens que je vais encore bien me marrer. Mais à ma grande surprise, le rythme est assez cool ou c'est moi qui court plus vite Tire la langue
          On papote, on discute du off du pilat, du strip-tease de Debizej, du karaoké du Castor ...Ange Puis la première montée arrive. Je branche le ipod, je tombe sur de l'opéra. Et ben, vous savez quoi? Ca marche super bien en montée. Ca donne l'impression de s'envoler. Du coup, je m'accroche aux talons de Denis et je ne le lâche pas. J'ai rempli mon camel au max pour m'habituer au poids et ça pèse lourd sur mon petit gabarit mais hop, la montée s'achève au bout de 10 minutes d'efforts intenses. On récupère en traversant le parc des hauteurs puis descente typée trail sur la piste de la Sarra où on croise les vttistes.  On attaque la descente vers les quais. On discute des relations humaines avec Denis et celui-ci me dit une phrase mémorable que je suis obligée de retranscrire ici: AngeAngeAnge
         Alors qu'il m'avait habitué à des références pleines de sagesse ("il n'y pas de chemin vers le bonheur: le bonheur est le chemin" Dalai lama), ici il me cite une réplique de MI2. Alors que deux hommes sonts séduits par la même femme, l'un des prétendants explique que "les femmes, c'est comme les singes: elles ne lâchent pas leur branche tant qu'elles n'en ont pas attrapé une autre"RireRireRire Quelle pensée philosophique...Mais pourtant, après confidences entre les 4 coureurs, tellement vraie dans les deux camps Tire la langue
         Sur ce, on longe les quais de la Saône pour attaquer la montée sur la Croix rousse direction le parc des droits de l'homme. Cette montée n'est plus qu'une formalité, l'entraînement fait ses preuves, YES!!!! J'ai enfin trouvé mon rythme de croisière en montée. Petit plat bienvenu où nous discutons des supporters de foot avec une question là encore d'un très haut niveau intellectuel: quel surnom les supporters de foot donnent-ils à leur copine quand ils veulent lui demander une bière alors qu'ils regardent le match? Clin d'oeil Enfin, on redescend vers l'hotel de ville pour remonter sur le bd de la croix rousse. Grrr, je déteste cette montée avec les petites marches mal placées qui cassent le rythme de ma foulée mais j'arrive en haut et je récupère les 3 zigotos tout en tirant sur mon camel pour sentir ces premières gorgées d'eau tellement merveilleuses après l'effort Sourire
         Et hop, nouvelle descente qui nous amène sur les quais du Rhône où Photogone nous quitte et on repart pour la dernière où je m'accroche de nouveau aux talons de bibiche et de denis. Ca papote, ça rigole et la séance passe très très vite. C'était déjà la dernière montée et on arrive devant notre resto favori à Caluire où ce soir je choisirai le carpaccio de boeuf. Et c'est déjà l'heure de la dernière descente puis retour par les quais du Rhône. On déconne encore pas mal avant de se quitter. Je me dépêche de rentrer chez moi et parfait j'arrive pile poil pour m'étirer devant Docteur House...
       Au final, une super séance qui m'a filé la patate pour le reste de la soirée, j'aurai bien été dansé après ça RireRireRire
     

    mercredi 20 mai

    Séance de fractionné
    Durée: 1h
    Contenu: 20' echauffement + 14x 30''+ récupération + gainage et squats
     
    Après le off du Pilat dont le compte rendu arrivera dès que j'aurai fini de remplir les bulletins de mes élèves, première séance de qualité. Dimanche, course de 32km et 1800 + donc là un peu peur des courbatures. Tour de chauffe sur les quais du Rhône au soleil mais avec les manchons. Arrivée au parc, j'ai pas spécialement envie de faire des fractionnés. C'est toujours pareil, je n'aime pas trop ce genre de séance quand il faut la débuter et après, je me sens super bien. Alors on arrête de se plaindre et de s'écouter et c'est parti. Pour me motiver, je change de portion et cette fois-ci je fais mes fractionnés autour du lac. D'abord une première série de 8x30'' Ouah, les deux derniers sont vraiment dursAgressif. Je m'accroche, j'ai baissé les manchons (très pratiques ces petits trucs)/. 3' de récup en trottinant lentement et c'est reparti pour faire monter le pouls aux alentours de 190. Il ne m'en reste que 6 puis 4. Allez les deux derniers et ce sera fini pour aujourd'hui. Je lâche tout, je me défoule, je pense à ma foulée, monter les genoux, gainer le haut du corps, me servir de mes bras,  allonger la foulée...Ah ça fait du bien Rire
        Je repars alors en petites foulées en récupération sur les quais, il fait super beau. Ca fait du bien au corps et au moral ChaudRireRire Les coureurs sont de plus en plus nombreux sur les quais. Je croise les gens aux terrasses des péniches mais j'en ai pas encore fini.
       Retour à la maison: sur les conseils de raideur 69; c'est parti pour une séance de muscu après une fatigue musculaire: chaise, squats, fente, gainage,; gainage sur swiss ball (ça c'est balaise mais assez marrant). Ca brûle mais c'est pour la bonne cause. Le mont blanc se précise, il faut des cuisses pour l'affronter RireRireRire
    20 May

    petit up pour le trail du ventoux

    les photos du trail du ventoux sont visibles à cette adresse:
    http://picasaweb.google.fr/yayoun83/080323TrailDuVentoux

    Vendredi 16 Mai

    Normalement, aujourd'hui est le jour de ma séance de côtes mais soyons honnête, j'ai la flemme. Ce we m'attend un super dénivelé lors du off des kikous dans le Pilat. Je ne me sens pas d'enchaîner 3 séances en trois jours la première semaine de reprise. J'y vais prudemment et puis j'ai des courses à faire pour ce we qui s'annonce très arrosé dans tous les sens du terme. RireRireRire

    mercredi 14 mai

    Ca y est, confiante dans ma cheville, je décide de reprendre mes séances de qualité et celle que je redoute le plus, la séance de fractionné. Le mont blanc est dans sept semaines, c'est pas le moment de mollir. Rire
       Je chausse donc les baskets et c'est parti pour un petit tour au parc. Echauffement d'une vingtaine de minutes sur les quais et un peu dans le parc. J'arrive enfin à ma piste de fractionné, mon stade perso. Ce n'est pas un stade, pas un terrain de foot mais une portion de sous bois que j'ai reperé et sur laquelle je sais qu'au bout de trente secondes, je dois arriver pour l'instant à la souche derrière l'arbre. Je mets du rock dans mon ipod et c'est parti pour 2x6x30'. J'ai découvert les vertus d'Elvis Presley pour le fractionné. En fait mon accélération suit exactement le rythme du rock à quatre temps et il me suffit d'écouter la musique et surtout ne plus penser à la douleur. 1er série, c'est dur mais ça passe. La cheville tient le coup. Les gens me regardent comme si jétais folle. Ils ne comprennent pas pourquoi j'accèlére puis je ralentis en faisant plein de virages puis demi-tour puis accélération. Mais bon j'ai l'habitude. Clin d'oeil
        D'ailleurs, petite réfléxion philosophique -- et oui, la course à pied, ça aère les neurones-- tout est question de relativité: eux me voient comme une extraterrestre mais finalement, si c'était moi la raisonnable qui ait compris que le sport me permet de vivre mieux et plus longtemps; et si c'était lui le fou, celui qui se tue à petit feu et qui me regarde en grillant sa cigarette et en encrassant ses poumons??? Le raisonnable est ce que l'on décide.
        Bref, après ces pensées, je reprends la deuxième série. Hmmm, que c''est dur. Même en même temps, quelle impression de liberté de pouvoir accélérer comme ça. Je pense au col des Posettes: il me faut des cuisses en béton, il faut que je travaille la puissance. Ce leitmotiv ne me quitte plus et je termine ma série.
        Retour à la maison bien claquée mais heureuse. Je n'ai pas trop perdu, j'ai tenu le coup. Ah moi, le Mont Blanc. Sourire
    13 May

    Samedi 10 mai: course d'Anduze

    Ca y est, je suis en we prolongé et en profite pour descendre dans le sud. Mes parents courent le petit trail d'Anduze. Je décide de les suivre afin de reprendre doucement la compétition: 15 km avec une partie sur bitume et l'autre sur sentier, 300 +. Ce sont les conditions idéales pour reprendre. Mais j'ai peur: ma cheville va-t-elle tenir? Est-ce que ce n'est pas trop tôt? Est-ce que je ne vais pas arriver dernière? Je prévois deux heures. Mais je décide que je connais suffisamment mon corps pour savoir qu'il est temps de reprendre en envisageant la possibilité d'abandonner si cela ne va pas. Je prends d'ailleurs mon téléphone pour cette raison.
    17H: on se retrouve sur l'aire de départ. Je rencontre Titifb, 3J, Zakkarri, Mc Fly, les kikous sont là en force. J'ai eu une jolie poterie et du jus de raisin bio. J'ai un beau strap bleu turquoise assortie à mon débardeur. 17h15: je commence à m'échauffer. Les nuages disparaissent et le soleil est au rdv: il va faire chaud ce soir à Anduze.
    17h 30: c'est parti pour le moment de vérité. Je décide de partir doucement mais je me rends compte rapidement que je double des gens. Je ne serai pas dernière, ça me met en confiance. Je profite d'un début sur bitume pour allonger et gagner du temps. 1er km: 5'17": Ouh là, je vais beaucoup trop vite. Je décide de prendre davantage mon temps. On bifurque à la sortie d'Anduze et le terrain devient un peu plus technique. Je ralentis, la prudence prend le dessus. La descente devient vraiment technique. le souvenir de la douleur et du bruit me reviennent en mémoire. Je marche sur le côté, je ne suis pas là pour me faire mal mais pour me faire plaisir. J'espère que ce n'est pas comme ça pendant 15km. A mon grand soulagement, on prend les chemins des vignes. C'est un peu bosselé mais nettement praticable. J'en profite pour allonger. Petit arrêt au ravitaillement: il fait une de ses chaleurs. Et c'est reparti. On traverse plusieurs hameaux. Les gens sont tous dans leurs jardins pour nous encourager. Comme cette ambiance m'a manquée. Mon repos forcé m'a fait loupé 3 trails mais m'a permis de retrouver la gnaque. Je monte toutes les côtes en courant. Ca commence à me rassurer. J'ai perdu bien moins que ce que je pensais. Le mont blanc est à ma portée. Je croise le boucher de Nimes déguisé en clown qui anime la course par ses différentes blagues. Je fais ensuite quelques km avec un inconnu qui manifestement refuse d'être dépassé par une fille et s'accroche à mes talons. On longe le Verdon, il fait plus frais. Je serais bien tentée de piquer une tête dans cette eau fraîche. Ah mon dieu, que c'est bon de courir en pleine nature, de sentir le frais de la rivière, le romarin, le thym dans la garrigue. Enfin, on arrive au sommet de la colline et là, je sais que c'est le point de départ pour 4 km de descente. Je sais que je peux passer en moins d'une heure et demie. La cheville marche super bien, je la récompenserai ce soir par une bonne couche d'huile de gaultherie (excellent anti-inflammatoire). Enfin, j'aperçois ma mère au 11e km et j'accélère pour la rattraper dans la descente. Soucieuse que mon pied n'encaisse pas la descente, elle m'attend et on finit ensemble en 1h 23.
        Et alors là, quelle joie en passant la ligne d'arrivée. A mon échelle personnelle, j'ai jamais couru à plus de 10km/h sur une course et là avec une fin d'entorse, je finis avec 7 minutes d'avance sur mes meilleures prévisions dans les 20 premières féminines et super contente que tout ce soit bien passé; bref le bonheur totalRireRireRire. Je croise Zakkarri qui a pris des photos de tous les kikous, Titifb qui arrive 4e, McFly déjà douché et changé. Et là, le moment de délivrance, j'enlève enfin l'élastoplast qui ne fait plus qu'un avec ma peau et là, c'est le pied c'est le cas de le dire de pouvoir mettre les orteils en éventail et surtout aucun oeuf sur la cheville. Ca y est, je peux reprendre avec prudence et parcimonie mais après 12 jours de repos, c'est mon corps tout entier qui est en super forme.
             Dimanche matin, je déchante: j'ai des courbatures aux cuisses comme je n'en avais plus eu depuis longtemps Sourire Que c'est dur de descendre les marches.

    Yayoun, le retour !!!

    Samedi, après avoir enfin pu recourir mercredi et jeudi, je décide de me relancer dans la compétition sur une course facile. Et ben, vous savez quoi? J'ai jamais couru aussi vite qu'avec une entorse Rire
           Je résume: après 12 jours d'arrêt complet où je commençais à tourner en rond comme un lion en cage, je décide de rechausser mes baskets. Et puis le mont blanc approche et le col des Posettes ne va pas se monter tout seul. Je recommence donc mercredi avec du rameur puis du vélo d'appartement. J'ai de bonnes sensations, ça fait du bien, je m'approche du tapis de course. Il y a un bon amorti, peu de risques de me tordre la cheville sur une pierre, je décide de commencer à marcher avec une pente à 15%. Ca va bien, la cheville chauffe un peu, le strapping tient bien. Et si je courais??? J'attaque très doucement, 8 km/h. Les sensations sont bonnes. Ah que ça fait du bien de dérouler un peu les jambes. Soyez fou, je monte peu à peu la vitesse de 0.5 en 0.5 km/H. Ah, je me sens bien. Qu'est-ce que ça m'a manqué!!! Je cours une demie heure. Je ferais bien plus mais il faut rester prudente avant tout. J'enlève le strapping et mon pied n'a pas gonflé. Génial, la cicatrisation se fait bien Réception
         Jeudi, le tapis de course n'a jamais été mon truc. Jé décide de repartir en plein air. J'enfile enfin ma nouvelle tenue de running, je strappe, je chausse mes baskets et c'est parti pour un footing à la sensation sur les quais. Je pars très doucement, je m'échauffe. Tout m'a l'air de bien fonctionner. Il fait beau, ça fait du bien de sentir le soleil. Et hop, j'arrive au parc. Mais j'avais oublié un détail: c'est le 8 mai et j'arrive en plein défile militaire au parc. Moi tout seule perdue au milieu d'un défilé de jeunes éphèbes en uniforme prêts à sacrifier leurs vies pour protéger la mienne, aurait-on enfin réalisé un de mes souhaits? Clin d'oeil
    Soyons sérieux, je dois m'attarder à les admirer. Si je quitte le terrain des yeux, je risque ma cheville. Ceux qui me connaissent depuis longtemps se souviendront de ma chute mémorable sur un trottoir alors que je courais en arrière pour mieux regarder les prytanéens s'entraîner Embarrassé
    Ne souhaitant pas réitérer cet exploit, je me concentre sur les caillous qui risquerait de me déséquilibrer. Tout se passe bien. Je fais un tour de parc puis je rentre. Une heure de jogging facile. Bilan: si la cheville s'est bien remise, j'ai perdu des quadriceps et surtout j'appuie plus sur la jambe gauche ce qui me vaut une bonne crampe dans la fesse et quelques bonnes courbatures le vendredi.
    30 April

    J'en ai marre

    J'en ai marre, retour de vacances, j'ai couru un trail vendredi soir en nocture et j'en suis revenue avec une entorse moyenne et là j'en ai ras le bol de pas pouvoir courir surtout quand je vois tout le monde s'entrainer.
    Mais promis je raconte prochainement mes deux semaines précédentes d'entrainement vu que j'aurai pas grand chose à dire cette semaine à part que je reste assise avec la jambe surélevée.
    12 April

    Vacances

    Hey oui, je fais partie de ces chanceux d'enseignants qui ont plein de vacances... Donc je pars en vacances. Pour couper court à tous commentaires sur les fonctionnaires, je tiens à préciser quelque chose que beaucoup ignorent: sur mes quatre mois de vacances, deux mois sont des congés non payés alors ça peut faire réfléchir. Ensuite, six semaines passées avec 30 mômes qui vous vampirisent votre énergie, je vous assure que deux semaines, c'est nécessaire pour récuperer et oublier jusqu'à leurs prénoms Clin d'oeil
    Alors les billets sur mes entraînements se feront un peu attendre tout comme ceux sur mes trails des vacances car histoire de vraiment couper, je pars dans un endroit où internet n'est pas encore arrivé et connu.
    Bon courage à tous pour vos entraînements et vos courses

    06 April

    Séance au seuil: 6 Avril

    Séance au seuil
    1H30
    15km
    758 kcal
    Je pars pour une petite séance au seuil. Je viens de regarder une partie de la retransmission en direct du marathon de Paris et j'ai envie de courir. J'ai attendu que le soleil sorte des nuages et je peux enfin faire ma première sortie avec débardeur et manchons. Je m'engage sur les quais. Ouah!!! y a du peuple. On dirait que tous les joggeurs se sont donnés le mot. Evidemment, le marathon de lyon est dans trois semaines donc ça s'entraîne, ça s'entraîne. Ah que ça rappelle de souvenirs Pensif
       Bon on commence par 20 min tranquille sur les quais au soleil afin de rejoindre le parc de la tête d'or. Une fois arrivée, c'est parti pour une demi-heure d'entrainement avec Séréna Williams. J'ai téléchargé sa séquence d'entrainement au seuil et c'est tout simplement génial si ce n'est qu'elle existe qu'en anglais ...
    Elle nous coache du début à la fin de la séance. Ca commence par 5min d'échauffement où elle nous encourage, nous dit à quelle vitesse on doit être à peu près puis on enchaine 3X4' au seuil avec 4' de récup à chaque fois. Les musiques prévues sont géniales et j'hésite entre accélerer sur la piste de jogging ou me mettre à danser. Je me sens super bien, j'ai l'impression que je progresse en vitesse (enfin relativement à ce qu'elle était avant Rire) et je boucle mon premier tour de parc en 21'30". Ca peut paraître beaucoup à certains mais sachant que normalement je mets entre 23' et 24', vous comprendrez pourquoi j'étais super contente. Super heureuse d'avoir autant la frite, je pars pour un deuxième tour et je décide alors de profiter de la foule histoire de me motiver. Y a tellement monde que j'ai l'impression d'être au semi de lyon et pourtant y avait le semi de vaulx en velin, ce matin. Je prends à chaque fois une cible et je décide que celui-là je vais le doubler. Petit à petit j'accélère jusqu'à ce qu'un mec s'amuse au même jeu que moi. Du coup, il me dépasse, je le dépasse, il me dépasse, je décide de pas le lâcher et de m'en servir de lièvre jusqu'à la fin du tour: bilan: 2e tour: 21'32"" YES YES YES RireRireRire
        Shootée à l'endorphine, je pars alors pour un troisième tour plus cool où je profite du paysage: c'est donc comme tout change en quelques jours. Je remarque qu'ils ont aussi refait une partie de la piste pour les joggeurs et il est temps de rentrer par les quais où je croise les gens qui rentrent du marché, un amoureux romantique qui cache une rose derrière son dos et l'offre à sa copine (tiens ça me fait penser à quelqu'un? Tire la langue). Et enfin, retour à la raison.
    Ah, cette séance m'a donnée la pêche.

    Séance endurance du jeudi 4 Avril

    Jeudi soir, rdv pour une nouvelle séance de dénivelée dans le centre ville de lyon. Je rejoins Denis, Martinev, Bibiche et Photogone qui est devenu complètement accro à ces sorties. Clin d'oeil Badgone, après nous avoir expliqué qu'il préférait les côtes du Rhône nous a lâchement abandonné Tire la langue Plus sérieusement, Badgone et Langevine, fatigués par leurs précédents entrainements et souffrant de différentes douleurs ne nous ont pas rejoint. C'est parti, le petit groupe attaque. Première côté vers la Basilique, ouille je sens bien mes jambes. C'était pas une bonne idée la séance de muscu et les squats. Je monte tant bien que mal jusqu'en haut et j'arrive quand même à la Basilique sans marcher, Bibiche m'ayant accompagné sur un bout de chemin. On traverse alors le parc des hauteurs, redescente par la piste de la Sarra que je découvre enfin de jour. Je peux voir l'accrobranche et le parcours vtt. Quelques vttistes nous accompagnent durant la descente et c'est reparti. Arrivés à la passerelle des droits de l'homme, on se rend compte qu'on tombe en plein lancement de l'opération: on tchatche organisé par Lyon ce week end. La passerelle est entièrement décorée de drapeaux de prière tibétains ce qui me fait penser à quelqu'un Clin d'oeil. Nous passons en desosus et traversons une véritable haie d'honneur que nous font les invités de cette cérémonie. On prend alors la direction du parc des poètes où Denis me demande de lui parler des statues des poètes lyonnais et de citer des vers. Attention la sortie s'intellectualise Clin d'oeil Nouvelle descente et là je me prépare psychologiquement à la 3e montée, celle que je déteste, celle de la croix roussse. De nouveau, Bibiche m'accompagne sur un bout de chemin, mon ipod sur l'autre. Décidément ce soir, j'ai pas les jambes. J'arrive enfin en haut en courant mais la descente vers les quais fait du bien pour récupérer. J'hésite à arrêter là mais Photogone décide de le faire en entier alors je continue. J'embraye sur la dernière montée et là franchement, je marcherai bien mais je pense aux montées qui m'attendent au Nivolet et je grimpe. Mais comment font les autres pour grimper à cette vitesse? Ils sont croisés avec des chèvres, c'est pas possible Clin d'oeil
          Enfin on arrive sur le plateau de Caluire, la délivrance est proche. Plus de montées à l'horizon. On croise notre resto favori, la brasserie du théâtre et ce soir, le plat du jour pour moi c'est sole meunière. Le vent se fait plus présent, ça rafraichit un peu. C'est le moment de se ravitailler un peu: et hop une barre de pâtes d'amande magique et ça repart. On prend la dernière descente et là, aie, une douleur fulgurante au genou droit, je ralentis, ralentis et heureusement la fin arrive. Du coup, je termine un peu moins vite qu'au départ avec Bibiche tandis que le trio de tête nous met 50 m. On les rejoint aux escaliers des quais et c'est le moment de se séparer. Je rentre tranquillement chez moi avec mon ipod pour m'étirer et faire ensuite l'étoile de mer sur mon canapé.
    Bilan:
    18 km
    1H57
    600 m de déniv +
    02 April

    Mercredi 2 avril 2008: fractionné

    Et voilà ce matin, c'est parti pour la séance que je déteste le fractionné. Petit texto pour me réveiller et me rappeler que je dois fractionner, je n'ai plus le choix. Je pars donc sur les quais du rhône où je croise les pompiers en train de monter sur leur grande échelle. Je continue ma route, il fait pas beau et quand il fait pas beau j'ai moins envie de courir. Au bout de cinq minutes, mes douleurs sur l'avant du mollet se réveillent. Décidément le monde entier m'en veut ce matin et le bitume ne me veut pas que du bien. Je continue donc, d'une humeur un peu plus mauvaise quand je croise un promeneur qui sort son appareil photo et me photographie.Non mais je rêve. Enfin, je continue pressée d'arriver au parc pour retrouver un sol plus souple et surtout commencer à accélerer. Rien de tel que la mauvaise humeur pour avoir envie de fractionner: ça vous donne une de ses envies de courir à fond pour se défouler   Tire la langue
            Je me trouve une portion à peu près dégager et c'est parti pour deux séries de six fois trente secondes. Je sais ça peut paraître bien peu au regard des entrainements de certains Clin d'oeil mais chi va piano va sono. On verra lequel arrivera le premier en haut du col des Posettes Clin d'oeil
        J'enchaine mes six premières accélarations. La 5e et la 6e me paraissent un peu dures et surtout un grand père me regarde avec sa petite fille se demandant pourquoi j'accélère en ligne droite puis je ralentis en faisant des ronds et ce de manière répétitive Rire
        3 minutes de récup et c'est reparti pour six fois trente secondes en ayant reçu entre temps un sms d'encouragement qui fait du bien Sourire
    Ca fait mal, les cuisses brulent mais le 6e arrive et là je sais que c'est le dernier, alors j'y vais à fond, il faut que je dépasse ce banc où je m'arrête au bout de trente secondes à chaque fois: enfin, je le dépasse de deux foulées: deux petites foulées mais ma victoire est immense.RireRireRire
     Il est temps de rentrer en récupération. Encore 25' avant d'arriver chez moi. Je rentre très cool et là c'est le bonheur: ma température corporelle revient à un niveau confortable, mon rythme cardiaque aussi, tout à coup le soleil sort, je remarque les feuilles verts tendres  le long de mon chemin et un sms vibre dans ma poche. Je l'ouvre et plein de bisous apparaissent et là ça me donne des ailes. Je suis bien, j'arrive à la grande échelle et les pompiers redescendus de leur perchoir me félicite me disant que la sportive jeune devient une espèce protégée Rire
       Et puis retour à la maison et étirements.
    Bilan: 1h, 10km, 588 kcal.
    30 March

    Samedi 29 mars

    Samedi, petite sortie tranquille: 9km, 1H en endurance toute douce.
    Je termine ma semaine de récupération avant d'attaquer de nouveau les grosses séances. Et là c'était un pur moment de bonheur. Hier était la première et dernière journée de printemps. Il faisait beau, j'avais enfin chaud dans ma tenue. Tous les coureurs étaient de sortie. Petit tour au parc de la Tête d'Or. C'est magnifique. Tous les arbres sont en fleur, les lions se faisaient bronzer au soleil, le tigre se baladait tranquillement dans son enclos. Et oui, je cours au milieu d'un zoo Rire
    Alors comme le temps était à la flânerie, j'ai décidé d'en profiter aussi. Après 45 minutes, séance d'étirements tranquilles sur la pelouse, au soleil, ah quel bonheur. Le lac s'étend devant moi, on commence à voir les premières barques, les premiers pédalos. Tous les vélov ont été pris d'assaut. Je décide de profiter encore un peu du soleil avant de repartir mais alors que c'est dur de repartir. J'ai oublié de prendre de l'eau. En rentrant je longe toutes les terrasses des péniches avec leurs transats: les gens profitent de cette journée printanière, un cocktail sur leur table. Et là je me dis que je leur prendrai bien une gorgée en passant comme sur un ravito mais je ne suis pas sûre qu'ils apprécient Clin d'oeil
    Alors j'arrive enfin chez moi pour prendre ce premier verre de pulco citron frais qui fait un tel bien
    Bilan: j'ai pris mon shoot d'endorphines aujourd'hui, c'était super. Vivement le retour du beau temps.
    28 March

    Jeudi soir: sortie nocture dans Lyon

    Ce soir, rdv est pris devant la boutique Running conseil pour notre sortie traditionnelle du jeudi soir. Au début il s'agissait d'une sortie très intimiste mais au fur et à mesure le parcours a attiré du monde et c'est à huit ce soir que nous partons: Badgone, Martinev, Photogone, Bibiche, Langevine et une collègue et enfin Denis, l'auteur et le guide de ce formidable parcours. Vu mes états de service de dimanche et ma sortie un peu laborieuse de mercredi matin, je pars dans l'idée de faire deux montées sur les quatre du parcours. On traverse donc la place Bellecour, ça tchatche, ça déconne, on traverse la passerelle qui fait trampoline peu habituée à être traversée par autant de coureurs et on attaque les pavés du vieux lyon. On se raconte nos courses du week-end, l'ambiance est bonne. Mais là commence la première montée, pour les lyonnais la montée du gourguillon. La légende raconte qu'un  pape lors de l'une de ses visites y a perdu son anneau mais cela fait des semaines que j'ai beau scruté les pavés -- et Dieu sait si ma vitesse me permet de bien regarder -- je ne l'ai pas encore trouvé. Les conversations se terminent, le souffle est plus court, je branche mon ipod et c'est parti pour monter jusqu'à la Basilique de Fourvières avec du bon rock en fond musical. Je termine la montée en pavé, je sais que je suis à la moitié, ça fait un mois que je la fais en entière sans m'arrêter. Surtout ne pas craquer maintenant mais mes fessiers me rappellent qu'il n'y pas si longtemps j'ai crapahuté dans les pierriers. Chacun monte à son rythme et les derniers 100 mètres me paraissent difficiles: c'est alors là que me vient à la pensée la parole d'un sage coureur: si tu veux te faire plaisir sur un trail, il faut se faire un peu souffrir à l'entrainement. Alors hop, je monte, les cuisses brulent mais arrivée en haut, je profite de cette vue magnifique: la basilique de Fourvières éclairée et surtout Lyon à nos pieds. Et j'en profite d'autant plus qu'avec le changement d'heure, c'est l'une de mes dernières sorties nocturnes. A peine le temps de récupérer qu'on part traverser le parc des hauteurs, on redescend par la piste de la Sarra et ça y est c'est reparti à discuter, à plaisanter, à imaginer ce qu'on pourrait faire au lieu d'être en train de courir. On redescend sur les quais du Rhône, au niveau des subsistances et c'est parti pour la deuxième montée qui va nous mener au parc des hauteurs. Le parc parfait pour moi: je croise les statues des poètes lyonnais qui ponctuent ma course et certains vers me reviennent à l'esprit. L'ambiance est toujours bonne, chacun a pris son rythme de croisière, la montée est assez douce. Ca passe bien mais je sais qu'il faut récupérer car la troisième montée, c'est une autre histoire. On débarque au niveau des terreaux, huit coureurs dans la ville. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres mais je me plais à penser que les fous, ce ne sont pas nous qui courons dans nos tenues fluos, mais ceux que l'on croise la cigarette à la bouche et qui sont en train de s'empoisonner consciemment. SBref, fin des reflexions c'est le moment de brancher mon ipod  (non je n'ai pas d'intéressement chez mac je le jure Clin d'oeil): une bonne musique techno pour m'aider à grimper cette côte qui semble interminable. Et oui, la raison aurait voulu que je rentre chez moi à ce moment là mais mise au défi par badgone et photogone, je décide de monter jusqu'au gros caillou. Bibiche prévenant, revient me chercher sur une partie car la traversée du parc me tente moyennement. Je tiens, je ne marche pas. Ca brule mais je monte et j'arrive boulevard de la croix rousse au gros caillou. Pour les non lyonnais,selon la légende, le Gros Caillou représente le coeur d'un huissier cupide, qui se chargea de mettre à la rue une famille de canuts sans le sous. Pour cet acte , dieu le condamna à pousser cette pierre jusqu'à ce qu'il trouve quelqu'un de plus cupide que lui afin de prendre le relai, ce qui explique la taille du gros caillou. Mais plus sérieusement , il date de l'époque glacière et fut détéré en 1892 lors du percement de la ficelle reliant la Presqu'ile à la Croix Rousse. Enfin, pour moi il marque surtout le moment de ravitaillement avant de redescendre pour remonter. Allez comprendre la logique des coureurs Pensif Photogone et Badgone nous quittent. On n'est plus que cind. Comme j'en suis à la 3e montée, ben je me dis que ce serait bête de pas finir alors j'attaque la quatrième, la montée dite de la voiture qui pue. Une série de tags sur la route et dans les virages vous assène cette vérité tout au long de la montée. Là ça devient vraiment dur. Je me dis que j'ai un peu poussé mais bon je regarde lyon se découvrir sous mes pieds et j'oublie que mes jambes sont en train de brûler. Et enfin on arrive au plateau de Caluire. Là c'est le bonheur, je sais qu'on a fini avec les montées, que c'est que du roulant et surtout ma tête est tellement vide que je suis aveuglément Denis pour retrouver le parcours. On croise alors un petit resto qui affiche ses plats du jour en extérieur: la tradition depuis un an mnt veut qu'à chaque fois, on choisisse le plat qu'on voudrait commander. Et oui la faim nous tenaille à ce moment là Rire. Pour moi, hier soir c'était côte de boeuf. Mais bien évidemment, en bon sportif, on ne fait que saliver et on continue à courir. Arrive alors la dernière descente, celle spécial travail excentrique que l'on descend très doucement pour bien faire travailler les quadriceps et enfin les quais, mes chers quais du rhône. Il ne me reste plus que 20 min et un seul obstacle: la traversée du pont de la mort: un pont à six voies qu'il s'agit de traverser au bon moment ou comment faire du fractionné même quand on n'en a pas envie.  Là c'est le moment où je commence à rêver à un plat de tagliatelles à la carbonara, ou aux quatre fromages miam miam et aussi où je commence à avoir envie de faire l'étoile de mer sur mon canapé. On continue sur les quais, Denis nous racontant comment il s'est fait mordre à la fesse gauche par un chien. Et enfin, les escaliers, le temps des au revoir est venu, du à jeudi prochain. Bibiche, Martinev et Denis continuent pour Villeurbanne et je termine tranquillement avec Langevine.
    Bilan: 2h 18KM et et 600m de dénivelée positive. Qui a dit qu'on pouvait pas grimper dans Lyon? Mais surtout une super soirée avec une bonne ambiance, un soutien mutuel et la meilleure des solutions pour se vider la tête après une journée de boulot.

    Ah les photos!!!

    Je suis désolée mais je crois que je ne maîtrise pas encore toutes les manipulations sur le blog et notamment celle qui consiste à mettre les photos en face des bonnes phrases. J'ai encore des progrès à faire. Va falloir que je demande à mes élèves de m'aider. Embarrassé

    Et voilà enfin les photos en ligne à cette adresse:
    http://picasaweb.google.fr/yayoun83/080323TrailDuVentoux

    Voici quelques photos pour illustrer mon récit du ventoux:
    26 March

    Dimanche 23 Mars: Le trail du Ventoux

    Alors voici mon premier récit, celui du trail du Ventoux. Inscrite depuis deux mois, je l'attendais impatiemment. Le samedi, départ de Lyon en 14h et c'est parti pour trois heures de voiture. A 17h30, après quelques erreurs d'aiguillage, nous voici arrivés au salon nature où je retire mon dossard avec un t-shirt évidemment de nouveau trop grand pour mon petit gabarit. Tant pis, ça fait un autre heureux. Clin d'oeil Petit passage devant le stand salomon: le matin, je viens de m'acheter ma première paire de salomon: les xa pro 3D en bleu et là surprise, je trouve toute la collection textile assortie à mes chaussures qui me tend les bras. Que pouvais-je faire d'autre que d'acheter un petit débardeur, pas découragée par le froid hivernal de ce we de Pâques. Petite discussion sur le parcours: la température au sommet est de -11°C. Et ben, c'est pas demain que j'essaierai mon nouveau débardeur. Fin du salon nature, on réembarque dans la voiture direction le domaine de Bélézy où nous avons réservé un bungalow. Je vais retirer les clés: premier petit panneau sympa: nous sommes priés de garder nos habits. Et oui, le camp proposé aux coureurs est un camp de nudiste qui acceptera gentiment des moldus habillés en ce we de course.
    Arrivée au bungalow: super surprise: c'est génial et en plus le circuit passe juste à côté. C'est la première fois que je dors à 50m du départ ce qui se révèlera très pratique le lendemain en me permettant d'éviter la sempiternelle queue aux toilettes en utilisant directement les miennes, le grand luxe je vous dis.
    Il est temps de passer aux choses sérieuses et de s'attaquer aux pates histoire de recharger les batteries. Deux assiettes devraient suffire puis direction le lit, demain le réveil sonne à 6h.
    Dimanche six heures: dur, dur de se lever avec cette éternelle question qui me vient à l'esprit les dimanches de course: mais pourquoi commence-t-elle si tôt?
    Petit déjeuner de champion et c'est le moment de préparer la tenue, remplir le camel, vérifier les ravitos, mettre les chaussures, le dossard et direction la ligne de départ.
    On retrouve alors une bonne vingtaine de kikoureurs pour une photo de groupe en hommage à Lolo. Françoise 84 me donne ma photo à accrocher à mon camel. Un kikou me l'accroche sur mon camel et on va bientôt commencer. On se dirige vers la ligne d'arrivée. Dernier bisou d'encouragement et il est temps pour mon fervent supporter d'aller se placer pour me prendre en photo au départ. On discute, la pression commence à monter, minute de silence en hommage à Laurence et c'est parti. Un dernier signe à mon chéri et ça y est, je pars pour 21km et 1200 m de dénivelé positif. On commence par une première boucle dans les vignes, le terrain est roulant, je me sens bien, les jambes vont bien, il fait beau c'est le pied. On repasse par le camp puis de nouveau on se retrouve dans les vignes: le géant de Provence se dresse devant nous. Au soleil, je meurs de chaud.Je discute avec des traileurs, je profite. La vraie course commence avec l'ascension. Bedoin s'éloigne, le géant se rapproche et à la 45 min ça y est, ça commence à marcher. La montée débute mais le terrain reste roulant. On passe ensuite par les demoiselles coiffées où mon super supporter m'attend pour me prendre en photo. le temps de prendre la pose, d'échanger quelques mots et c'est reparti. Je suis épatée par le paysage.  On repart pour de la montée. Le terrain se fait plus technique, beaucoup plus glissant aussi. Cela me vaut de faire quelques figures qui rapportent des points dans le patinage artistique.Je m'étonne moi même de ma capacité à sauter les troncs d'arbres. Mais après ce court moment commence la vraie course: 8 km de montée dans les pierriers. 8km qui me prendront pratiquement deux heures. Au début,  je trouve ça marrant. Tout le monde marche, on croirait plus à une randonnée qu'une course. Ensuite, je commence à trouver le temps long, je remets ma musique sur les oreilles et me concentre. Au bout de deux km, je crois que c'est terminé. Erreur, le chemin plat et roulant ne fera que 200m et c'est reparti dans les éboulis. Alors que Pétrarque nourrira des pensées beaucoup plus philosophiques lors de son ascension du mont Ventoux, les seules questions qui me traversent alors l'esprit sont: qu'est-ce que je fous là? Quand est-ce que ça descend? Ca serait plus facile de marcher avec des talons aiguilles que sur ces pierres? Mais je continue à monter en me répétant aussi que chaque pas me rapproche de la descente. Enfin, au bout de deux heures 10 de course, j'arrive au premier ravitaillement, persuadée qu'il s'agit du 15e km et là gros coup au moral, on m'annonce que non seulement, je ne suis qu'au 10e mais qu'en plus il me reste encore 5km de montée. Je commence à me dire qu'à ce rythme là, je vais me payer le luxe d'un sprint à l'arrivée avec le premier du 42. Et je continue à monter, ma tête est vide. je me concentre sur les pulsations de la musique, tête baissée, mains dans le dos, je monte. Je suis contente de voir que j'avance quand même et que j'en laisse pas mal derrière moi. Dans la montée, je commence à rencontrer la neige, le vent en pleine face. Je trouve un gabarit plus gros que le mien et le suit pour me protéger du vent. J'avoue que là je commence à en avoir marre et en même temps, une fois que j'aurai terminé cette montée, je le regretterai. C'est tout le paradoxe de ce sport: souffrir et adorer ça. Enfin, je vois mon chéri qui m'attend à 100m du ravitaillement et alors là, ça me fait vraiment plaisir mais alors super plaisir RireRireRire Il court quelques mètres avec moi, m'apporte la boisson, c'est un ange. Merci!!! Mais aussi cela signifie qu'il me reste six km et que de la descente. Je lui donne rdv dans quarante min à l'arrivée et ça y est je repars, j'ai des ailes. Je suis ravie de courir enfin, mes mollets se décontractent. Tout à coup, un coureur surgit comme une fusée de nulle part. Je viens d'être dépassée par le premier. J'essaie de le suivre un peu dans la descente pour étudier sa technique, impossible ce gars est croisé avec un cabri pour descendre comme ça. Bon je continue, ça fait cinq km que je descends, j'en suis à 3h 20 de course, mes appuis se font moins stables, mes abdos se font sentir, une douleur au genou se réveille mais je veux finir. Je passe le ravitaillement, il ne me reste normalement que 2 km. Ca y est, j'ai la gnaque, je ne sens plus mes jambes mais je cours, je cours et je cours longtemps. Je ne vois pas arriver cette fichue ligne d'arrivée, je ne comprends pas mes temps. En réalité, il restait encore 4km et demie. Quelques petites bosses sur la fin achèvent d'exploser mes jambes et enfin je reconnais l'entrée du camp. Je sais que l'arrivée est proche alors même si j'ai souffert sur ce trail, je profite de ces dernières minutes car je sais que ce sera bientôt la fin et que finalement, je me suis éclatée. Enfin, je vois le dernier virage et la ligne d'arrivée. Le traileur avec qui j'ai terminé les deux derniers km a la galanterie de me laisser passer la ligne d'arrivée en premier. Et enfin, je m'appuie sur mon super supporter qui heureusement est là pour me supporter au premier sens du terme. Mes jambes n'ont plus trop de force.
    Bilan: 3h55 min de course, j'arrive 16e sénior feminine sur 32 ce qui n'est pas si mal et surtout j'apprendrais qu'en réalité, le parcours faisait 26km et 1400 de dénivelé positif. La fin interminable s'explique.
    Petit paella pour reprendre des forces et on profite du soleil sur la pelouse.
    Ce fut une course géniale, un grand moment de partage. Un grand bravo aux organisateurs et bénévoles qui ont proposé de très bons ravitaillement où on trouvait aussi bien du sucre, du chocolat que des crakers et du jambon. Je garderai un très bon souvenir de la course. C'est l'une des plus dures que j'ai faites au niveau technique mais les paysages sont magnifiques et celui que l'on a en haut de la montée vont vraiment le coup. la souffrance éprouvée pour le voir le rend peut être même plus beau. Et surtout, plus la course est dure, plus le sentiment de fierté à l'arrivée est fort et bon.

    Je me lance

    Ca y est, enfin, je me lance dans la tenue d'un blog sur la course à pied et le trail. Pourquoi aujourd'hui? D'abord, l'envie de faire partager ma passion à un maximum de personnes. Ensuite, pour me permettre de tenir à jour un carnet d'entrainement digne de ce nom, de raconter mes entrainements et surtout mon programme qui devrait me mener au marathon du mont blanc le 29 Juin 2008.