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    26 May

    jeudi 21 mai

    Type: séance longue vallonnée
    Contenu: 19km; 500 +.
    Temps: 1H59
     
    Ca y est, je suis enfin de retour pour nos petites séances du jeudi soir. Pas trop envie d'y aller. J'ai des courbatures d'hier et je sens que je vais jongler dans les montées. Mais bon, je ne peux pas manquer mon rdv avec Denis. Je le retrouve devant running conseil avec bibiche et photogone. Seule fille du groupe, je sens que je vais encore bien me marrer. Mais à ma grande surprise, le rythme est assez cool ou c'est moi qui court plus vite Tire la langue
          On papote, on discute du off du pilat, du strip-tease de Debizej, du karaoké du Castor ...Ange Puis la première montée arrive. Je branche le ipod, je tombe sur de l'opéra. Et ben, vous savez quoi? Ca marche super bien en montée. Ca donne l'impression de s'envoler. Du coup, je m'accroche aux talons de Denis et je ne le lâche pas. J'ai rempli mon camel au max pour m'habituer au poids et ça pèse lourd sur mon petit gabarit mais hop, la montée s'achève au bout de 10 minutes d'efforts intenses. On récupère en traversant le parc des hauteurs puis descente typée trail sur la piste de la Sarra où on croise les vttistes.  On attaque la descente vers les quais. On discute des relations humaines avec Denis et celui-ci me dit une phrase mémorable que je suis obligée de retranscrire ici: AngeAngeAnge
         Alors qu'il m'avait habitué à des références pleines de sagesse ("il n'y pas de chemin vers le bonheur: le bonheur est le chemin" Dalai lama), ici il me cite une réplique de MI2. Alors que deux hommes sonts séduits par la même femme, l'un des prétendants explique que "les femmes, c'est comme les singes: elles ne lâchent pas leur branche tant qu'elles n'en ont pas attrapé une autre"RireRireRire Quelle pensée philosophique...Mais pourtant, après confidences entre les 4 coureurs, tellement vraie dans les deux camps Tire la langue
         Sur ce, on longe les quais de la Saône pour attaquer la montée sur la Croix rousse direction le parc des droits de l'homme. Cette montée n'est plus qu'une formalité, l'entraînement fait ses preuves, YES!!!! J'ai enfin trouvé mon rythme de croisière en montée. Petit plat bienvenu où nous discutons des supporters de foot avec une question là encore d'un très haut niveau intellectuel: quel surnom les supporters de foot donnent-ils à leur copine quand ils veulent lui demander une bière alors qu'ils regardent le match? Clin d'oeil Enfin, on redescend vers l'hotel de ville pour remonter sur le bd de la croix rousse. Grrr, je déteste cette montée avec les petites marches mal placées qui cassent le rythme de ma foulée mais j'arrive en haut et je récupère les 3 zigotos tout en tirant sur mon camel pour sentir ces premières gorgées d'eau tellement merveilleuses après l'effort Sourire
         Et hop, nouvelle descente qui nous amène sur les quais du Rhône où Photogone nous quitte et on repart pour la dernière où je m'accroche de nouveau aux talons de bibiche et de denis. Ca papote, ça rigole et la séance passe très très vite. C'était déjà la dernière montée et on arrive devant notre resto favori à Caluire où ce soir je choisirai le carpaccio de boeuf. Et c'est déjà l'heure de la dernière descente puis retour par les quais du Rhône. On déconne encore pas mal avant de se quitter. Je me dépêche de rentrer chez moi et parfait j'arrive pile poil pour m'étirer devant Docteur House...
       Au final, une super séance qui m'a filé la patate pour le reste de la soirée, j'aurai bien été dansé après ça RireRireRire
     

    mercredi 20 mai

    Séance de fractionné
    Durée: 1h
    Contenu: 20' echauffement + 14x 30''+ récupération + gainage et squats
     
    Après le off du Pilat dont le compte rendu arrivera dès que j'aurai fini de remplir les bulletins de mes élèves, première séance de qualité. Dimanche, course de 32km et 1800 + donc là un peu peur des courbatures. Tour de chauffe sur les quais du Rhône au soleil mais avec les manchons. Arrivée au parc, j'ai pas spécialement envie de faire des fractionnés. C'est toujours pareil, je n'aime pas trop ce genre de séance quand il faut la débuter et après, je me sens super bien. Alors on arrête de se plaindre et de s'écouter et c'est parti. Pour me motiver, je change de portion et cette fois-ci je fais mes fractionnés autour du lac. D'abord une première série de 8x30'' Ouah, les deux derniers sont vraiment dursAgressif. Je m'accroche, j'ai baissé les manchons (très pratiques ces petits trucs)/. 3' de récup en trottinant lentement et c'est reparti pour faire monter le pouls aux alentours de 190. Il ne m'en reste que 6 puis 4. Allez les deux derniers et ce sera fini pour aujourd'hui. Je lâche tout, je me défoule, je pense à ma foulée, monter les genoux, gainer le haut du corps, me servir de mes bras,  allonger la foulée...Ah ça fait du bien Rire
        Je repars alors en petites foulées en récupération sur les quais, il fait super beau. Ca fait du bien au corps et au moral ChaudRireRire Les coureurs sont de plus en plus nombreux sur les quais. Je croise les gens aux terrasses des péniches mais j'en ai pas encore fini.
       Retour à la maison: sur les conseils de raideur 69; c'est parti pour une séance de muscu après une fatigue musculaire: chaise, squats, fente, gainage,; gainage sur swiss ball (ça c'est balaise mais assez marrant). Ca brûle mais c'est pour la bonne cause. Le mont blanc se précise, il faut des cuisses pour l'affronter RireRireRire
    20 May

    petit up pour le trail du ventoux

    les photos du trail du ventoux sont visibles à cette adresse:
    http://picasaweb.google.fr/yayoun83/080323TrailDuVentoux

    Vendredi 16 Mai

    Normalement, aujourd'hui est le jour de ma séance de côtes mais soyons honnête, j'ai la flemme. Ce we m'attend un super dénivelé lors du off des kikous dans le Pilat. Je ne me sens pas d'enchaîner 3 séances en trois jours la première semaine de reprise. J'y vais prudemment et puis j'ai des courses à faire pour ce we qui s'annonce très arrosé dans tous les sens du terme. RireRireRire

    mercredi 14 mai

    Ca y est, confiante dans ma cheville, je décide de reprendre mes séances de qualité et celle que je redoute le plus, la séance de fractionné. Le mont blanc est dans sept semaines, c'est pas le moment de mollir. Rire
       Je chausse donc les baskets et c'est parti pour un petit tour au parc. Echauffement d'une vingtaine de minutes sur les quais et un peu dans le parc. J'arrive enfin à ma piste de fractionné, mon stade perso. Ce n'est pas un stade, pas un terrain de foot mais une portion de sous bois que j'ai reperé et sur laquelle je sais qu'au bout de trente secondes, je dois arriver pour l'instant à la souche derrière l'arbre. Je mets du rock dans mon ipod et c'est parti pour 2x6x30'. J'ai découvert les vertus d'Elvis Presley pour le fractionné. En fait mon accélération suit exactement le rythme du rock à quatre temps et il me suffit d'écouter la musique et surtout ne plus penser à la douleur. 1er série, c'est dur mais ça passe. La cheville tient le coup. Les gens me regardent comme si jétais folle. Ils ne comprennent pas pourquoi j'accèlére puis je ralentis en faisant plein de virages puis demi-tour puis accélération. Mais bon j'ai l'habitude. Clin d'oeil
        D'ailleurs, petite réfléxion philosophique -- et oui, la course à pied, ça aère les neurones-- tout est question de relativité: eux me voient comme une extraterrestre mais finalement, si c'était moi la raisonnable qui ait compris que le sport me permet de vivre mieux et plus longtemps; et si c'était lui le fou, celui qui se tue à petit feu et qui me regarde en grillant sa cigarette et en encrassant ses poumons??? Le raisonnable est ce que l'on décide.
        Bref, après ces pensées, je reprends la deuxième série. Hmmm, que c''est dur. Même en même temps, quelle impression de liberté de pouvoir accélérer comme ça. Je pense au col des Posettes: il me faut des cuisses en béton, il faut que je travaille la puissance. Ce leitmotiv ne me quitte plus et je termine ma série.
        Retour à la maison bien claquée mais heureuse. Je n'ai pas trop perdu, j'ai tenu le coup. Ah moi, le Mont Blanc. Sourire
    13 May

    Samedi 10 mai: course d'Anduze

    Ca y est, je suis en we prolongé et en profite pour descendre dans le sud. Mes parents courent le petit trail d'Anduze. Je décide de les suivre afin de reprendre doucement la compétition: 15 km avec une partie sur bitume et l'autre sur sentier, 300 +. Ce sont les conditions idéales pour reprendre. Mais j'ai peur: ma cheville va-t-elle tenir? Est-ce que ce n'est pas trop tôt? Est-ce que je ne vais pas arriver dernière? Je prévois deux heures. Mais je décide que je connais suffisamment mon corps pour savoir qu'il est temps de reprendre en envisageant la possibilité d'abandonner si cela ne va pas. Je prends d'ailleurs mon téléphone pour cette raison.
    17H: on se retrouve sur l'aire de départ. Je rencontre Titifb, 3J, Zakkarri, Mc Fly, les kikous sont là en force. J'ai eu une jolie poterie et du jus de raisin bio. J'ai un beau strap bleu turquoise assortie à mon débardeur. 17h15: je commence à m'échauffer. Les nuages disparaissent et le soleil est au rdv: il va faire chaud ce soir à Anduze.
    17h 30: c'est parti pour le moment de vérité. Je décide de partir doucement mais je me rends compte rapidement que je double des gens. Je ne serai pas dernière, ça me met en confiance. Je profite d'un début sur bitume pour allonger et gagner du temps. 1er km: 5'17": Ouh là, je vais beaucoup trop vite. Je décide de prendre davantage mon temps. On bifurque à la sortie d'Anduze et le terrain devient un peu plus technique. Je ralentis, la prudence prend le dessus. La descente devient vraiment technique. le souvenir de la douleur et du bruit me reviennent en mémoire. Je marche sur le côté, je ne suis pas là pour me faire mal mais pour me faire plaisir. J'espère que ce n'est pas comme ça pendant 15km. A mon grand soulagement, on prend les chemins des vignes. C'est un peu bosselé mais nettement praticable. J'en profite pour allonger. Petit arrêt au ravitaillement: il fait une de ses chaleurs. Et c'est reparti. On traverse plusieurs hameaux. Les gens sont tous dans leurs jardins pour nous encourager. Comme cette ambiance m'a manquée. Mon repos forcé m'a fait loupé 3 trails mais m'a permis de retrouver la gnaque. Je monte toutes les côtes en courant. Ca commence à me rassurer. J'ai perdu bien moins que ce que je pensais. Le mont blanc est à ma portée. Je croise le boucher de Nimes déguisé en clown qui anime la course par ses différentes blagues. Je fais ensuite quelques km avec un inconnu qui manifestement refuse d'être dépassé par une fille et s'accroche à mes talons. On longe le Verdon, il fait plus frais. Je serais bien tentée de piquer une tête dans cette eau fraîche. Ah mon dieu, que c'est bon de courir en pleine nature, de sentir le frais de la rivière, le romarin, le thym dans la garrigue. Enfin, on arrive au sommet de la colline et là, je sais que c'est le point de départ pour 4 km de descente. Je sais que je peux passer en moins d'une heure et demie. La cheville marche super bien, je la récompenserai ce soir par une bonne couche d'huile de gaultherie (excellent anti-inflammatoire). Enfin, j'aperçois ma mère au 11e km et j'accélère pour la rattraper dans la descente. Soucieuse que mon pied n'encaisse pas la descente, elle m'attend et on finit ensemble en 1h 23.
        Et alors là, quelle joie en passant la ligne d'arrivée. A mon échelle personnelle, j'ai jamais couru à plus de 10km/h sur une course et là avec une fin d'entorse, je finis avec 7 minutes d'avance sur mes meilleures prévisions dans les 20 premières féminines et super contente que tout ce soit bien passé; bref le bonheur totalRireRireRire. Je croise Zakkarri qui a pris des photos de tous les kikous, Titifb qui arrive 4e, McFly déjà douché et changé. Et là, le moment de délivrance, j'enlève enfin l'élastoplast qui ne fait plus qu'un avec ma peau et là, c'est le pied c'est le cas de le dire de pouvoir mettre les orteils en éventail et surtout aucun oeuf sur la cheville. Ca y est, je peux reprendre avec prudence et parcimonie mais après 12 jours de repos, c'est mon corps tout entier qui est en super forme.
             Dimanche matin, je déchante: j'ai des courbatures aux cuisses comme je n'en avais plus eu depuis longtemps Sourire Que c'est dur de descendre les marches.

    Yayoun, le retour !!!

    Samedi, après avoir enfin pu recourir mercredi et jeudi, je décide de me relancer dans la compétition sur une course facile. Et ben, vous savez quoi? J'ai jamais couru aussi vite qu'avec une entorse Rire
           Je résume: après 12 jours d'arrêt complet où je commençais à tourner en rond comme un lion en cage, je décide de rechausser mes baskets. Et puis le mont blanc approche et le col des Posettes ne va pas se monter tout seul. Je recommence donc mercredi avec du rameur puis du vélo d'appartement. J'ai de bonnes sensations, ça fait du bien, je m'approche du tapis de course. Il y a un bon amorti, peu de risques de me tordre la cheville sur une pierre, je décide de commencer à marcher avec une pente à 15%. Ca va bien, la cheville chauffe un peu, le strapping tient bien. Et si je courais??? J'attaque très doucement, 8 km/h. Les sensations sont bonnes. Ah que ça fait du bien de dérouler un peu les jambes. Soyez fou, je monte peu à peu la vitesse de 0.5 en 0.5 km/H. Ah, je me sens bien. Qu'est-ce que ça m'a manqué!!! Je cours une demie heure. Je ferais bien plus mais il faut rester prudente avant tout. J'enlève le strapping et mon pied n'a pas gonflé. Génial, la cicatrisation se fait bien Réception
         Jeudi, le tapis de course n'a jamais été mon truc. Jé décide de repartir en plein air. J'enfile enfin ma nouvelle tenue de running, je strappe, je chausse mes baskets et c'est parti pour un footing à la sensation sur les quais. Je pars très doucement, je m'échauffe. Tout m'a l'air de bien fonctionner. Il fait beau, ça fait du bien de sentir le soleil. Et hop, j'arrive au parc. Mais j'avais oublié un détail: c'est le 8 mai et j'arrive en plein défile militaire au parc. Moi tout seule perdue au milieu d'un défilé de jeunes éphèbes en uniforme prêts à sacrifier leurs vies pour protéger la mienne, aurait-on enfin réalisé un de mes souhaits? Clin d'oeil
    Soyons sérieux, je dois m'attarder à les admirer. Si je quitte le terrain des yeux, je risque ma cheville. Ceux qui me connaissent depuis longtemps se souviendront de ma chute mémorable sur un trottoir alors que je courais en arrière pour mieux regarder les prytanéens s'entraîner Embarrassé
    Ne souhaitant pas réitérer cet exploit, je me concentre sur les caillous qui risquerait de me déséquilibrer. Tout se passe bien. Je fais un tour de parc puis je rentre. Une heure de jogging facile. Bilan: si la cheville s'est bien remise, j'ai perdu des quadriceps et surtout j'appuie plus sur la jambe gauche ce qui me vaut une bonne crampe dans la fesse et quelques bonnes courbatures le vendredi.