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    30 March

    Samedi 29 mars

    Samedi, petite sortie tranquille: 9km, 1H en endurance toute douce.
    Je termine ma semaine de récupération avant d'attaquer de nouveau les grosses séances. Et là c'était un pur moment de bonheur. Hier était la première et dernière journée de printemps. Il faisait beau, j'avais enfin chaud dans ma tenue. Tous les coureurs étaient de sortie. Petit tour au parc de la Tête d'Or. C'est magnifique. Tous les arbres sont en fleur, les lions se faisaient bronzer au soleil, le tigre se baladait tranquillement dans son enclos. Et oui, je cours au milieu d'un zoo Rire
    Alors comme le temps était à la flânerie, j'ai décidé d'en profiter aussi. Après 45 minutes, séance d'étirements tranquilles sur la pelouse, au soleil, ah quel bonheur. Le lac s'étend devant moi, on commence à voir les premières barques, les premiers pédalos. Tous les vélov ont été pris d'assaut. Je décide de profiter encore un peu du soleil avant de repartir mais alors que c'est dur de repartir. J'ai oublié de prendre de l'eau. En rentrant je longe toutes les terrasses des péniches avec leurs transats: les gens profitent de cette journée printanière, un cocktail sur leur table. Et là je me dis que je leur prendrai bien une gorgée en passant comme sur un ravito mais je ne suis pas sûre qu'ils apprécient Clin d'oeil
    Alors j'arrive enfin chez moi pour prendre ce premier verre de pulco citron frais qui fait un tel bien
    Bilan: j'ai pris mon shoot d'endorphines aujourd'hui, c'était super. Vivement le retour du beau temps.
    28 March

    Jeudi soir: sortie nocture dans Lyon

    Ce soir, rdv est pris devant la boutique Running conseil pour notre sortie traditionnelle du jeudi soir. Au début il s'agissait d'une sortie très intimiste mais au fur et à mesure le parcours a attiré du monde et c'est à huit ce soir que nous partons: Badgone, Martinev, Photogone, Bibiche, Langevine et une collègue et enfin Denis, l'auteur et le guide de ce formidable parcours. Vu mes états de service de dimanche et ma sortie un peu laborieuse de mercredi matin, je pars dans l'idée de faire deux montées sur les quatre du parcours. On traverse donc la place Bellecour, ça tchatche, ça déconne, on traverse la passerelle qui fait trampoline peu habituée à être traversée par autant de coureurs et on attaque les pavés du vieux lyon. On se raconte nos courses du week-end, l'ambiance est bonne. Mais là commence la première montée, pour les lyonnais la montée du gourguillon. La légende raconte qu'un  pape lors de l'une de ses visites y a perdu son anneau mais cela fait des semaines que j'ai beau scruté les pavés -- et Dieu sait si ma vitesse me permet de bien regarder -- je ne l'ai pas encore trouvé. Les conversations se terminent, le souffle est plus court, je branche mon ipod et c'est parti pour monter jusqu'à la Basilique de Fourvières avec du bon rock en fond musical. Je termine la montée en pavé, je sais que je suis à la moitié, ça fait un mois que je la fais en entière sans m'arrêter. Surtout ne pas craquer maintenant mais mes fessiers me rappellent qu'il n'y pas si longtemps j'ai crapahuté dans les pierriers. Chacun monte à son rythme et les derniers 100 mètres me paraissent difficiles: c'est alors là que me vient à la pensée la parole d'un sage coureur: si tu veux te faire plaisir sur un trail, il faut se faire un peu souffrir à l'entrainement. Alors hop, je monte, les cuisses brulent mais arrivée en haut, je profite de cette vue magnifique: la basilique de Fourvières éclairée et surtout Lyon à nos pieds. Et j'en profite d'autant plus qu'avec le changement d'heure, c'est l'une de mes dernières sorties nocturnes. A peine le temps de récupérer qu'on part traverser le parc des hauteurs, on redescend par la piste de la Sarra et ça y est c'est reparti à discuter, à plaisanter, à imaginer ce qu'on pourrait faire au lieu d'être en train de courir. On redescend sur les quais du Rhône, au niveau des subsistances et c'est parti pour la deuxième montée qui va nous mener au parc des hauteurs. Le parc parfait pour moi: je croise les statues des poètes lyonnais qui ponctuent ma course et certains vers me reviennent à l'esprit. L'ambiance est toujours bonne, chacun a pris son rythme de croisière, la montée est assez douce. Ca passe bien mais je sais qu'il faut récupérer car la troisième montée, c'est une autre histoire. On débarque au niveau des terreaux, huit coureurs dans la ville. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres mais je me plais à penser que les fous, ce ne sont pas nous qui courons dans nos tenues fluos, mais ceux que l'on croise la cigarette à la bouche et qui sont en train de s'empoisonner consciemment. SBref, fin des reflexions c'est le moment de brancher mon ipod  (non je n'ai pas d'intéressement chez mac je le jure Clin d'oeil): une bonne musique techno pour m'aider à grimper cette côte qui semble interminable. Et oui, la raison aurait voulu que je rentre chez moi à ce moment là mais mise au défi par badgone et photogone, je décide de monter jusqu'au gros caillou. Bibiche prévenant, revient me chercher sur une partie car la traversée du parc me tente moyennement. Je tiens, je ne marche pas. Ca brule mais je monte et j'arrive boulevard de la croix rousse au gros caillou. Pour les non lyonnais,selon la légende, le Gros Caillou représente le coeur d'un huissier cupide, qui se chargea de mettre à la rue une famille de canuts sans le sous. Pour cet acte , dieu le condamna à pousser cette pierre jusqu'à ce qu'il trouve quelqu'un de plus cupide que lui afin de prendre le relai, ce qui explique la taille du gros caillou. Mais plus sérieusement , il date de l'époque glacière et fut détéré en 1892 lors du percement de la ficelle reliant la Presqu'ile à la Croix Rousse. Enfin, pour moi il marque surtout le moment de ravitaillement avant de redescendre pour remonter. Allez comprendre la logique des coureurs Pensif Photogone et Badgone nous quittent. On n'est plus que cind. Comme j'en suis à la 3e montée, ben je me dis que ce serait bête de pas finir alors j'attaque la quatrième, la montée dite de la voiture qui pue. Une série de tags sur la route et dans les virages vous assène cette vérité tout au long de la montée. Là ça devient vraiment dur. Je me dis que j'ai un peu poussé mais bon je regarde lyon se découvrir sous mes pieds et j'oublie que mes jambes sont en train de brûler. Et enfin on arrive au plateau de Caluire. Là c'est le bonheur, je sais qu'on a fini avec les montées, que c'est que du roulant et surtout ma tête est tellement vide que je suis aveuglément Denis pour retrouver le parcours. On croise alors un petit resto qui affiche ses plats du jour en extérieur: la tradition depuis un an mnt veut qu'à chaque fois, on choisisse le plat qu'on voudrait commander. Et oui la faim nous tenaille à ce moment là Rire. Pour moi, hier soir c'était côte de boeuf. Mais bien évidemment, en bon sportif, on ne fait que saliver et on continue à courir. Arrive alors la dernière descente, celle spécial travail excentrique que l'on descend très doucement pour bien faire travailler les quadriceps et enfin les quais, mes chers quais du rhône. Il ne me reste plus que 20 min et un seul obstacle: la traversée du pont de la mort: un pont à six voies qu'il s'agit de traverser au bon moment ou comment faire du fractionné même quand on n'en a pas envie.  Là c'est le moment où je commence à rêver à un plat de tagliatelles à la carbonara, ou aux quatre fromages miam miam et aussi où je commence à avoir envie de faire l'étoile de mer sur mon canapé. On continue sur les quais, Denis nous racontant comment il s'est fait mordre à la fesse gauche par un chien. Et enfin, les escaliers, le temps des au revoir est venu, du à jeudi prochain. Bibiche, Martinev et Denis continuent pour Villeurbanne et je termine tranquillement avec Langevine.
    Bilan: 2h 18KM et et 600m de dénivelée positive. Qui a dit qu'on pouvait pas grimper dans Lyon? Mais surtout une super soirée avec une bonne ambiance, un soutien mutuel et la meilleure des solutions pour se vider la tête après une journée de boulot.

    Ah les photos!!!

    Je suis désolée mais je crois que je ne maîtrise pas encore toutes les manipulations sur le blog et notamment celle qui consiste à mettre les photos en face des bonnes phrases. J'ai encore des progrès à faire. Va falloir que je demande à mes élèves de m'aider. Embarrassé

    Et voilà enfin les photos en ligne à cette adresse:
    http://picasaweb.google.fr/yayoun83/080323TrailDuVentoux

    Voici quelques photos pour illustrer mon récit du ventoux:
    26 March

    Dimanche 23 Mars: Le trail du Ventoux

    Alors voici mon premier récit, celui du trail du Ventoux. Inscrite depuis deux mois, je l'attendais impatiemment. Le samedi, départ de Lyon en 14h et c'est parti pour trois heures de voiture. A 17h30, après quelques erreurs d'aiguillage, nous voici arrivés au salon nature où je retire mon dossard avec un t-shirt évidemment de nouveau trop grand pour mon petit gabarit. Tant pis, ça fait un autre heureux. Clin d'oeil Petit passage devant le stand salomon: le matin, je viens de m'acheter ma première paire de salomon: les xa pro 3D en bleu et là surprise, je trouve toute la collection textile assortie à mes chaussures qui me tend les bras. Que pouvais-je faire d'autre que d'acheter un petit débardeur, pas découragée par le froid hivernal de ce we de Pâques. Petite discussion sur le parcours: la température au sommet est de -11°C. Et ben, c'est pas demain que j'essaierai mon nouveau débardeur. Fin du salon nature, on réembarque dans la voiture direction le domaine de Bélézy où nous avons réservé un bungalow. Je vais retirer les clés: premier petit panneau sympa: nous sommes priés de garder nos habits. Et oui, le camp proposé aux coureurs est un camp de nudiste qui acceptera gentiment des moldus habillés en ce we de course.
    Arrivée au bungalow: super surprise: c'est génial et en plus le circuit passe juste à côté. C'est la première fois que je dors à 50m du départ ce qui se révèlera très pratique le lendemain en me permettant d'éviter la sempiternelle queue aux toilettes en utilisant directement les miennes, le grand luxe je vous dis.
    Il est temps de passer aux choses sérieuses et de s'attaquer aux pates histoire de recharger les batteries. Deux assiettes devraient suffire puis direction le lit, demain le réveil sonne à 6h.
    Dimanche six heures: dur, dur de se lever avec cette éternelle question qui me vient à l'esprit les dimanches de course: mais pourquoi commence-t-elle si tôt?
    Petit déjeuner de champion et c'est le moment de préparer la tenue, remplir le camel, vérifier les ravitos, mettre les chaussures, le dossard et direction la ligne de départ.
    On retrouve alors une bonne vingtaine de kikoureurs pour une photo de groupe en hommage à Lolo. Françoise 84 me donne ma photo à accrocher à mon camel. Un kikou me l'accroche sur mon camel et on va bientôt commencer. On se dirige vers la ligne d'arrivée. Dernier bisou d'encouragement et il est temps pour mon fervent supporter d'aller se placer pour me prendre en photo au départ. On discute, la pression commence à monter, minute de silence en hommage à Laurence et c'est parti. Un dernier signe à mon chéri et ça y est, je pars pour 21km et 1200 m de dénivelé positif. On commence par une première boucle dans les vignes, le terrain est roulant, je me sens bien, les jambes vont bien, il fait beau c'est le pied. On repasse par le camp puis de nouveau on se retrouve dans les vignes: le géant de Provence se dresse devant nous. Au soleil, je meurs de chaud.Je discute avec des traileurs, je profite. La vraie course commence avec l'ascension. Bedoin s'éloigne, le géant se rapproche et à la 45 min ça y est, ça commence à marcher. La montée débute mais le terrain reste roulant. On passe ensuite par les demoiselles coiffées où mon super supporter m'attend pour me prendre en photo. le temps de prendre la pose, d'échanger quelques mots et c'est reparti. Je suis épatée par le paysage.  On repart pour de la montée. Le terrain se fait plus technique, beaucoup plus glissant aussi. Cela me vaut de faire quelques figures qui rapportent des points dans le patinage artistique.Je m'étonne moi même de ma capacité à sauter les troncs d'arbres. Mais après ce court moment commence la vraie course: 8 km de montée dans les pierriers. 8km qui me prendront pratiquement deux heures. Au début,  je trouve ça marrant. Tout le monde marche, on croirait plus à une randonnée qu'une course. Ensuite, je commence à trouver le temps long, je remets ma musique sur les oreilles et me concentre. Au bout de deux km, je crois que c'est terminé. Erreur, le chemin plat et roulant ne fera que 200m et c'est reparti dans les éboulis. Alors que Pétrarque nourrira des pensées beaucoup plus philosophiques lors de son ascension du mont Ventoux, les seules questions qui me traversent alors l'esprit sont: qu'est-ce que je fous là? Quand est-ce que ça descend? Ca serait plus facile de marcher avec des talons aiguilles que sur ces pierres? Mais je continue à monter en me répétant aussi que chaque pas me rapproche de la descente. Enfin, au bout de deux heures 10 de course, j'arrive au premier ravitaillement, persuadée qu'il s'agit du 15e km et là gros coup au moral, on m'annonce que non seulement, je ne suis qu'au 10e mais qu'en plus il me reste encore 5km de montée. Je commence à me dire qu'à ce rythme là, je vais me payer le luxe d'un sprint à l'arrivée avec le premier du 42. Et je continue à monter, ma tête est vide. je me concentre sur les pulsations de la musique, tête baissée, mains dans le dos, je monte. Je suis contente de voir que j'avance quand même et que j'en laisse pas mal derrière moi. Dans la montée, je commence à rencontrer la neige, le vent en pleine face. Je trouve un gabarit plus gros que le mien et le suit pour me protéger du vent. J'avoue que là je commence à en avoir marre et en même temps, une fois que j'aurai terminé cette montée, je le regretterai. C'est tout le paradoxe de ce sport: souffrir et adorer ça. Enfin, je vois mon chéri qui m'attend à 100m du ravitaillement et alors là, ça me fait vraiment plaisir mais alors super plaisir RireRireRire Il court quelques mètres avec moi, m'apporte la boisson, c'est un ange. Merci!!! Mais aussi cela signifie qu'il me reste six km et que de la descente. Je lui donne rdv dans quarante min à l'arrivée et ça y est je repars, j'ai des ailes. Je suis ravie de courir enfin, mes mollets se décontractent. Tout à coup, un coureur surgit comme une fusée de nulle part. Je viens d'être dépassée par le premier. J'essaie de le suivre un peu dans la descente pour étudier sa technique, impossible ce gars est croisé avec un cabri pour descendre comme ça. Bon je continue, ça fait cinq km que je descends, j'en suis à 3h 20 de course, mes appuis se font moins stables, mes abdos se font sentir, une douleur au genou se réveille mais je veux finir. Je passe le ravitaillement, il ne me reste normalement que 2 km. Ca y est, j'ai la gnaque, je ne sens plus mes jambes mais je cours, je cours et je cours longtemps. Je ne vois pas arriver cette fichue ligne d'arrivée, je ne comprends pas mes temps. En réalité, il restait encore 4km et demie. Quelques petites bosses sur la fin achèvent d'exploser mes jambes et enfin je reconnais l'entrée du camp. Je sais que l'arrivée est proche alors même si j'ai souffert sur ce trail, je profite de ces dernières minutes car je sais que ce sera bientôt la fin et que finalement, je me suis éclatée. Enfin, je vois le dernier virage et la ligne d'arrivée. Le traileur avec qui j'ai terminé les deux derniers km a la galanterie de me laisser passer la ligne d'arrivée en premier. Et enfin, je m'appuie sur mon super supporter qui heureusement est là pour me supporter au premier sens du terme. Mes jambes n'ont plus trop de force.
    Bilan: 3h55 min de course, j'arrive 16e sénior feminine sur 32 ce qui n'est pas si mal et surtout j'apprendrais qu'en réalité, le parcours faisait 26km et 1400 de dénivelé positif. La fin interminable s'explique.
    Petit paella pour reprendre des forces et on profite du soleil sur la pelouse.
    Ce fut une course géniale, un grand moment de partage. Un grand bravo aux organisateurs et bénévoles qui ont proposé de très bons ravitaillement où on trouvait aussi bien du sucre, du chocolat que des crakers et du jambon. Je garderai un très bon souvenir de la course. C'est l'une des plus dures que j'ai faites au niveau technique mais les paysages sont magnifiques et celui que l'on a en haut de la montée vont vraiment le coup. la souffrance éprouvée pour le voir le rend peut être même plus beau. Et surtout, plus la course est dure, plus le sentiment de fierté à l'arrivée est fort et bon.

    Je me lance

    Ca y est, enfin, je me lance dans la tenue d'un blog sur la course à pied et le trail. Pourquoi aujourd'hui? D'abord, l'envie de faire partager ma passion à un maximum de personnes. Ensuite, pour me permettre de tenir à jour un carnet d'entrainement digne de ce nom, de raconter mes entrainements et surtout mon programme qui devrait me mener au marathon du mont blanc le 29 Juin 2008.